Mme Ségolène Royal, alors ministre française de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, a joué un rôle de premier plan dans le lancement de l’IAER.

L’Initiative Africaine pour l’Energie Renouvelable (IAER) née dans le décors de la COP21 serait-elle victime de son succès?  Pour cause, l’Organisation africaine de la société civile qui regroupe 200  associations des 54 pays du continent accuse l’Europe de détourner le programme à son profit. (Voir ici la lettre de protestation  et la liste des organisations civiles africaines signataires ).

Ces organisations reprochent aux  européens d’avoir notamment  concocté la liste des 19  projets  initiaux à financer sans prendre en compte les avis de leurs partenaires africains et en y recyclant des projets antérieurs à l’Initiative.  D’où la colère du  malien  Dr Youba Sokona de la direction de l’IAER, qui  a présenté sa démission.  Financée par des donateurs occidentaux et européens en général, l’initiative de 10 milliards de dollars devrait  doter l’Afrique d’une capacité de 10 gigawatts d’ici 2020. Face aux controverses, le guinéen  Alpha Condé, président de l’IER et président en exercice de l’Union Africaine, a transmis le dossier au conseil d’administration de l’entité qui devra se réunir le  2 juillet à Addis Abeba. Des évaluations techniques sont également prévues le 28 juin dans la capitale éthiopienne.

 

 

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