La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) apporte un appui financier à l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. La convention de partenariat a été signée le vendredi 14 août 2026 à Dakar entre Mamadú Serifo Jaquite, Commissaire en charge du Département du Développement Humain de la Commission de l’UEMOA, et Ibrahima Wade, Coordonnateur général du Comité d’Organisation des JOJ Dakar 2026 (COJOJ).
À travers cet accord, l’institution communautaire entend contribuer à la réussite d’un événement à forte portée symbolique pour le continent. Dakar 2026 constituera en effet la première édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse organisée sur le sol africain. Pour la Commission de l’UEMOA, ce rendez-vous représente une occasion de mettre en avant « le dynamisme, les talents et les aspirations » de la jeunesse, mais également de promouvoir les valeurs d’excellence, de respect, de solidarité, de fraternité et de paix.
Le montant de l’appui financier n’est pas précisé dans les documents communiqués. La Commission indique toutefois que cette contribution traduit sa confiance dans la capacité du Sénégal, de l’espace communautaire ouest-africain et, plus largement, de l’Afrique à relever le défi de l’organisation d’un événement sportif mondial de cette envergure.
Pour Mamadú Serifo Jaquite, ce partenariat s’inscrit dans la politique de l’UEMOA en faveur du développement du capital humain et de l’intégration régionale. « Pour notre jeunesse, nous devons investir, agir et unir nos efforts, pour bâtir un espace plus fort, plus solidaire et davantage intégré », a déclaré le Commissaire. L’institution considère le développement du capital humain comme l’un des socles de la transformation durable des économies et des sociétés de l’Union.
La portée du partenariat dépasse ainsi le seul financement de l’organisation des Jeux. L’UEMOA souhaite faire de Dakar 2026 un rendez-vous de la jeunesse ouest-africaine, un espace de partage des talents et des expériences et un instrument de promotion de la diversité et de l’unité de l’espace communautaire. La Commission estime que la réussite de l’événement dépassera le cadre sénégalais pour constituer « une source de fierté pour toute l’Afrique ».
Du côté du COJOJ, l’appui de l’UEMOA est également envisagé sous l’angle de l’héritage que les Jeux devront laisser à la région. À moins de 80 jours de la cérémonie d’ouverture, Ibrahima Wade a rappelé que Dakar 2026 ne devait pas être considéré comme un simple événement sportif, mais comme un vecteur de rapprochement entre les jeunesses de la région et un levier d’intégration.
« Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir de notre espace communautaire », a souligné le Coordonnateur général du COJOJ. Selon lui, la convention matérialise la convergence entre la vocation d’intégration et de solidarité de l’UEMOA et les valeurs portées par les Jeux Olympiques de la Jeunesse. L’accord doit notamment permettre de renforcer la dimension régionale et communautaire de Dakar 2026 et de créer des passerelles entre les jeunes, les institutions, les acteurs économiques, les communautés et les territoires ouest-africains.
L’ambition affichée est également de construire un héritage dépassant les infrastructures et la compétition sportive. Le COJOJ évoque un héritage à la fois sportif, humain, institutionnel, économique et social, susceptible de favoriser le développement des compétences, les opportunités offertes aux jeunes et la coopération à l’échelle sous-régionale.
Avec ce partenariat, l’UEMOA rejoint ainsi la dynamique de mobilisation institutionnelle autour de Dakar 2026. Pour les organisateurs, l’enjeu est clair : faire du premier événement olympique organisé en Afrique non seulement une réussite sénégalaise, mais également un rendez-vous porté et approprié par l’Afrique de l’Ouest, avec la jeunesse comme principal vecteur d’intégration.

