En Égypte, le taux d’inflation annuel pour l’ensemble du pays s’est établi à 13,5 % en mars 2026, contre 11,5 % en février, selon les données publiées ce jeudi 9 avril par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques. Cette évolution traduit une pression croissante sur les prix.
Sur le plan mensuel, l’inflation a progressé de 3,3 %, principalement en raison de la hausse des prix des produits alimentaires et des boissons (+5,2 %). Plus précisément, les légumes ont enregistré une flambée spectaculaire de 21,8 %, reflétant à la fois des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et des variations saisonnières marquées.
Par ailleurs, les prix de la viande et de la volaille ont augmenté de 5,9 %, tandis que ceux des fruits ont progressé de 2,0 %. Ces hausses, combinées à celles des boissons et autres produits alimentaires, ont accentué les pressions inflationnistes.
Cependant, l’inflation ne s’est pas limitée au secteur alimentaire. En effet, le secteur des transports a connu une augmentation significative de 8,0 %, liée à la hausse des coûts des services privés et publics, ce qui a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble des biens et services.
De plus, dans le secteur de l’énergie, les prix de l’électricité, du gaz et des carburants ont progressé de 6,5 %, entraînant une hausse des coûts d’exploitation et de production, répercutée ensuite sur le consommateur final.
Certes, certains indicateurs ont enregistré un léger recul, notamment les prix des dispositifs médicaux et des services hôteliers. Néanmoins, leur impact est resté marginal face à la vague généralisée de hausses.
Ainsi, ces évolutions confirment une pression continue sur le coût de la vie en Égypte, avec une augmentation des prix des biens et services essentiels. Elles représentent un défi supplémentaire pour les ménages, déjà confrontés à un environnement économique difficile.

