La 7ᵉ édition des BRVM Awards 2026 s’est ouverte ce jeudi 26 mars à Dakar, pour la deuxième fois de son histoire. Placée sous le thème « La BRVM au carrefour de la technologie et de la durabilité pour un meilleur financement des économies de l’UEMOA », la cérémonie distingue les meilleures performances du marché, les innovations technologiques et les initiatives en finance durable.
Edoh Kossi Amenounvé a présenté une vision ambitieuse pour le marché régional. L’intelligence artificielle, le big data et la blockchain transforment déjà la gestion des risques, la surveillance des marchés et la relation client.
« La question n’est plus de savoir si ces technologies auront un impact, mais à quelle vitesse nous saurons les intégrer », a-t-il souligné. La BRVM prévoit l’intégration de l’IA, le développement de nouveaux instruments financiers, la création d’un marché de produits dérivés et une ouverture accrue aux investisseurs de la diaspora.
Selon Ndeye Khady Diack, Directrice générale adjointe de CGF Bourse, la capitalisation a presque doublé en cinq ans, représentant désormais 18 % du PIB de l’Union. En 2025, près de 4 200 milliards de FCFA (7 milliards USD) ont été mobilisés, surtout grâce aux émissions obligataires souveraines. Ces résultats reflètent la confiance collective des régulateurs, États, émetteurs et investisseurs institutionnels.
Dans son allocution, le Président de AMF-UMOA, Kossi Tenou, a rappelé que le marché doit devenir un moteur structurant du développement durable, en soutenant les PME, les infrastructures, la transition énergétique et les projets à impact social, tout en garantissant transparence, bonne gouvernance et innovation sécurisée.
Amadou Sow, conseiller technique du ministre des Finances et du Budget, a insisté sur l’importance de l’inclusion financière numérique. Selon lui, investir dans les infrastructures numériques et développer des solutions adaptées aux populations vulnérables est essentiel pour démocratiser l’accès aux services financiers, stimuler l’entrepreneuriat et réduire la pauvreté.
L’ensemble des intervenants ont convergé vers une conviction commune à savoir l’alliance entre finance technologique et finance durable s’impose désormais comme le principal levier pour transformer les marchés financiers en moteurs d’un développement économique à la fois inclusif, équitable et résilient.

