United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) Antonio Guterres attends a press conference following the UNHCRs annual Executive Committee meeting on October 3, 2014 at the United Nations Office at Geneva. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)

La croissance de l’économie mondiale qui était autour de 6 % avant l’irruption de la crise sanitaire liée au coronavirus ayant entrainé la récession devrait prendre du temps pour repartir à la hausse et se stabiliser pour la durée. Les Nations unies tablent sur des perspectives difficiles surtout que la pandémie a exacerbé la pauvreté et les inégalités. Ce ralentissement s’explique en partie par la fin des plans de relance économique et budgétaire et par de fortes perturbations dues aux chaînes d’approvisionnement.

Selon une étude du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, après un regain d’activité ponctué par une croissance de 5,5% en 2021, l’économie mondiale pourrait amorcer une pente descendante avec un taux de croissance de 4% en 2022 et de 3,5% en 2023. Un déséquilibre économique occasionné par quatre principaux facteurs que sont les nouvelles vagues d’infections à la Covid-19, les défis persistants du marché du travail, les défis prolongés de la chaîne d’approvisionnement et les inflationnistes croissantes.

« Le moment est venu de combler les écarts d’inégalité à la fois au sein des pays et entre les pays. Si nous travaillons solidairement comme une seule famille, nous pouvons faire de 2022 une année de véritable reprise pour les personnes et les économies », a souligné le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres (photo). D’où la nécessité de prendre des « mesures politiques et financières mieux ciblées et coordonnées aux niveaux national et international ».

Certes, la croissance a été particulièrement ralentie aux Etats-Unis, en Chine et dans l’Union européenne (UE). Mais la situation devrait davantage être plus difficile pour les pays en de développement, indépendamment de l’analyse qui prévoit que l’Afrique et l’Amérique latine et les Caraïbes connaîtront respectivement des écarts de 5,5 % et 4,2 % par rapport aux projections pré-pandémiques. En effet, le rythme lent de la création d’emplois n’est pas suffisant pour compenser les pertes d’emplois antérieures.

Par ailleurs, le fardeau de la dette extérieure est insoutenable, l’endettement supplémentaire causé pendant la pandémie et l’augmentation des coûts du service de la dette ont amené nombre de pays en développement et à revenu faible au bord d’une crise de la dette.

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