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Maroc : le secteur bancaire retrouvera son niveau d’avant pandémie d’ici au moins 2022 (Fitch Ratings)

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L’agence de notation financière, Fitch Ratings, a fait savoir que le secteur bancaire marocain s’est fortement redressé au cours du premier trimestre 2021 mais un retour complet aux niveaux d’avant la pandémie est peu probable avant au moins 2022.

Dans son nouveau rapport publié lundi 21 juin, l’institution a indiqué que les banques marocaines ont bénéficié de l’assouplissement des charges pour dépréciation des prêts (LIC) et de la fin des contributions au fonds de secours dédié au plan de riposte contre la Covid-19.

« Nous pensons donc que la maîtrise des coûts sera cruciale pour la reprise des bénéfices en 2021-2022. Les banques avec une empreinte géographique plus large et une diversification des produits sont plus susceptibles de revenir rapidement à la rentabilité d’avant la pandémie, en raison des capacités de vente croisée et d’une croissance commerciale plus rapide sur certains de leurs marchés africains », a déclaré l’agence.

La croissance du crédit au secteur privé au Maroc, souligne-t-elle, a été alimentée en 2020 par deux programmes de prêts garantis par l’État à grande échelle, connus localement sous le nom de « Damane Oxygène » et « Damane Relance ». Plus de 60 milliards de dirhams (plus de 7 milliards USD, équivalant à plus de 5% du PIB) de prêts ont été accordés dans le cadre de ces programmes en 2020, mais il n’y aura pas une telle impulsion en 2021 car l’essentiel du montant disponible a été utilisé.

Fitch Ratings a indiqué que les prêts au secteur privé ont diminué de 1% au cours des trois premiers mois de l’année. L’institution s’attend à ce qu’ils restent modérés en 2021, conformément aux conditions économiques actuelles.

Cependant, note l’agence, les banques ayant des opérations internationales pourraient voir une croissance consolidée des prêts stimulée par leurs opérations sur des marchés à croissance plus rapide. Les opérations internationales représentent 20 à 30 % des actifs consolidés des banques.

Ibrahima jr Dia
Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l'actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

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