La BEAC constate une baisse globale de crédit en zone CEMAC

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La situation d’ensemble dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) au premier semestre 2020 est marquée par une tendance baissière de l’offre de crédit observée depuis le second semestre 2018 rapporte la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Dans une note de conjoncture publiée le 14 juin  2021 que Financial Afrik a pu consulter, la Banque centrale relève que le montant total des nouveaux prêts mis en place au cours de ce semestre s’est situé à 3 009 milliards de FCFA (5,5 milliards de dollars) en baisse de 17,98% par rapport à celui du semestre précédent qui était de 3 668 milliards (6,6 milliards de dollars) et en diminution de 20,78 % par rapport au premier semestre 2019.

Le Taux effectif global (TEG) des établissements de crédit laisse entrevoir que l’essentiel des crédits sont accordés par les banques, à hauteur de 2 979 milliards, soit 99,02 % de part de marché.  Ce qui veut dire que l’activité des établissements financiers demeure marginale, avec seulement 0,98 % de part de marché, soit un total de 29,42 milliards de prêts accordés sur la période.

L’analyse par pays montre une grande disparité des montants des nouveaux prêts, les établissements de crédit implantés au Cameroun et au Gabon concentrent près de 75,66 % des nouveaux prêts octroyés sur la période. Avec 1 866 milliards le Cameroun conforte sa position de locomotive de la CEMAC et concentre plus de la moitié des prêts suivi de très loin par le Gabon, avec 409 milliards.

En analysant le type de bénéficiaires, il ressort que les crédits octroyés sont essentiellement destinés aux grandes entreprises et aux PME qui concentrent respectivement 63,83 % et 18,15 % des prêts accordés, les particuliers n’ayant bénéficié que de 10,4 % du total des nouveaux financements accordés au cours de la période de référence.

Par ailleurs, la disparité des TEG s’observe aussi entre les pays puisque ceux pratiqués au Cameroun, au Congo et au Tchad sont en moyenne moins élevés que ceux pratiqués par les établissements de crédit implantés en Centrafrique, au Gabon et en Guinée Equatoriale.

Bien que les taux d’endettement soient les mêmes, la baisse de crédit qui coïncide avec l’entrée en vigueur de la nouvelle politique de changes est tributaire à la fois la complexité du marché et l’environnement économique difficile.

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