Vidéo: qu’est-ce qui se passe à la BAD ?

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Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina fait face à une crise institutionnelle majeure née des révélations d’un groupe de lanceurs d’alertes. L’affaire fera-t-elle l’objet d’une enquête indépendante comme l’exige le secrétariat d’Etat américain au Trésor ? Ou bien d’un classement sans suite en se fondant, comme Kaba Nialé, présidente du conseil des gouverneurs et ministre du plan de Côte d’Ivoire, sur les conclusions du rapport du comité d’éthique exonérant le président de la BAD des 16 allégations d’irrégularités soulevées par les lanceurs d’alerte ?

Au delà des batailles diplomatiques américano-nigérianes et des considérations panafricaines soulevées par un collectif de 11 anciens chefs d’Etat africain , cette bataille homérique pose les questions de gouvernance de l’institution et de la répartition des pouvoirs entre la présidence et le conseil d’administration. Cet organe budgétivore fait-il son travail de contre-pouvoir pour encadrer la présidence ? Quid des repsonsabilités des commissaires aux comptes qui ont certifié les comptes de la banque ? Quid du rôle de l’audit interne ? Autant de questions de fond et de problèmes à résoudre pour hisser la Banque Africaine de Développement au niveau des critères et standards internationaux requis et rassurer les actionnaires et partenaires.

6 Commentaires

  1. (Correction)

    Soyons serieux. On ne peut pas vouloir des capitaux des Occidentaux pour(majoritairement) financer la BAD en particulier, et le developpement en Afrique en general, tout en s’opposant a leurs demandes des comptes.

    La main qui donne est toujours au dessus de celle qui quemande dit l’adage. Embarrassant oui, mais combien vrai.

    Le president dela BAD ne devrait pas s’exiter comme il le fait, ni s’inquieter autant, s’il etait reellement innocent

    • C’est pas parce que tu me donne de l’argent à la fin du mois que tu peux te permettre de venir discuter les tenues de ma femme chez moi. C’est une tentative de destabilisation en règle et les africains doivent rester soudés. Qu’on les ejecte de l’actionnnariat, la chine ne demande que cela.

  2. Vrai j’ai honte… Cette histoire pose la problématique de l’indépendance que dis je de la liberté de nos Institutions… L’Afrique n’est pas libre… je suis désolé l’Afrique n’est pas libre… Que viennent chercher que Diable, les fonds étrangers dans une banque de développement qui se construite pour consolider le développer du continent et le libérer? Soyons sérieux…. nos dirigeants manquent véritablement de leadership et de vision… Nous en avons marre de toute cela! Vraiment j’imagine mal les Africains venir dikter leur loi de la sorte dans une banque européenne ou américaine…

  3. En tant que Staff de la Banque depuis des annees, je n’ai jamais une si mauvaise gouvernance que celle de mon President Adessina. L’Affaire n’est pas liee a un diktat des USA sur les ressortissants Africains sont eligibles a la presidence de l’institution.
    Mr Adessina est un bon parleur, le meilleur ambassadeur de la Banque a l’externe, compare a ses predecesseurs mais sur la question de la structuration des entites et de la gouvernance de la Banque, il est le pire des presidents. Actuellement, la Banque ne fonctionne pas. Le systeme de gestions des operations est chaotique. Le nepotisme s’est erige en gouvernance, les Nigerians amis du President mais toujours de nationalite occidentales sont a tous les postes de commande a la Banque, certains tres imcompetants mais avec plein de pouvoir. Je pense humblement que le probleme pose par l’enquete independante est une solution idoine et optimale pour la Banque pour ceux qui aiment la Banque et y ont passe des decenies de service comme moi. Meme le staff Nigerians qui ne sommes pas dans son cercle intime ne l’aime pas. Mon president est tres autoritaire sur le staff pour des raisons non professioneelles et passe son temps a licensier abusement le staff competant qui s’oppose a ses idees qui toujours buttent au mur a cout de millions de dollars suite aux proces que la BAD perd toujours contre ses staff.
    Le depart de mon president Adessina constituera en soi, un nouveau depart de la Banque qui tiendra sa credibilite au beau fixe. Ce depart, suivi d’une repartition des pouvoirs presidentiels aux Gouverneurs ou aux Administrateurs renforcera la Banque pour laquelle j’ai donnee 21 ans de ma vie.
    Maintenir Adessina apres tout le discredit sur lui affaiblira sauvagement la Banque.
    Entre la Banque et son president, mon choix est clair, je prefere la Banque.

  4. L’affaire dite de la BAD n’est pas une bataille entre l’Amérique dite de Trump et l’Afrique dite des souverainistes. Ne pas la réduire a des problèmes de managements symptômes de mauvaises habitudes qui minent le développement mais la voir comme un moyen d’émancipation favorisant la transparence, l’initiative individuelle, la responsabilité personnelle, l’intégrité de caractère, la discipline de comportement et une perspective holistique des conditions du développement autocentré durable.
    C’est un maillon d’une chaine de conditions nécessaires mais pas suffisantes :
    • La Communauté de Vision enracinée dans le peuple
    • La Représentation Politique basée sur des programmes, pas des critères régionaux, ethniques ou religieux
    • La Sécurité, la Loi et L’Ordre
    • La favorisation de la Valeur Ajoutée par rapport aux prélèvements obligatoires fiscaux ou prévaricateurs
    • La répartition équitable du produit de l’effort en fonction des contributions aux résultats
    Comme Institution de Référence en Afrique, la BAD, ses gouverneurs, ses dirigeants se doivent d’être exemplaires tout comme les Etats qu’elle sert, leurs gouvernements et les institutions qui la financent.
    Le Président Adesina est présumé innocent, et les dénonciateurs sont présumés crédibles, donc les accusations doivent être soit réfutées sans démontrées et les conséquences doivent être tirées dans les 2 cas, sinon balayer les doutes sous le tapis d’une solidarité de Nomenklatura kleptomane ou danser autour du totem interroge sur la compétence, ou l’honnêteté des gouverneurs en présence. L’Afrique mérite mieux et c’est à cette amélioration que tous devraient s’atteler

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