A Lomé, trois chefs d’Etat africains lancent une lutte contre le trafic des médicaments falsifiés

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Le président togolais Faure Gnassingbé et ses homologues sénégalais Macky Sall et ougandais Yoweri Museveni ont lancé samedi 18 décembre à Lomé, une lutte contre le trafic des médicaments falsifiés lors d’un sommet initié par la «Fondation Brazzaville».

Cet évènement, selon Faure Gnassingbé, « concerne directement tous les peuples du monde et plus particulièrement d’Afrique ». D’ailleurs, il « ne doute pas que l’ensemble du continent soutienne cette initiative », même si tous les chefs d’Etat annoncés n’ont pas fait le déplacement – il s’agit du Congolais Denis-Sassou Nguesso, du Ghanéen Nana Akufo-Addo et du Nigérien Mahamadou Issifou représentés par des délégations. 

La rencontre a permis à Faure Gnassingbé, Macky Sall et Yoweri Museveni de signer une Déclaration politique destinées à harmoniser les pratiques en Afrique pour lutter contre le fléau. D’après le président togolais, cette signature sera suivie dans quelques mois de la signature d’un accord cadre et d’une feuille de route « qui permettra et garantira la réalisation effective de cet engagement ».

« Ce jour est important car c’est la première fois que nous africains, nous emparons nous-mêmes problème des faux médicaments et de leur trafic ; un fléau dont notre continent est la première victime et dont les conséquences sont dramatiques pour nos populations », a encore lancé le président togolais entouré de ses homologues sénégalais et ougandais. 

Selon les statistiques, le trafic des produits médicaux falsifiés tue environ un million de personnes par an dans le monde, particulièrement en Afrique. « L’ampleur du trafic est telle que, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la proportion de faux médicaments représenterait sur notre continent 60% des produits médicaux en circulation », s’est inquiété le président togolais.

1 COMMENTAIRE

  1. Submergée par la proliferation de « faux medicaments » en provenance de la Chine, l’Inde a favorisé le developpement de son industrie pharmaceutique integrant dans la foulée la pharmacopee indienne IP et freinant le trafic chinois avec des prix plus competitifs. Notre continent doit s’orienter vers son independence pharmaceutique avec la valorisation deNotre pharmacopee.

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