Cameroun : la numérisation pour accroître les recettes fiscales

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Les autorités camerounaises mettent un point sur la numérisation des services en vue d’élargir l’assiette fiscale et d’accroître les recettes.

Par Achille Mbog Pibasso

Le Cameroun opte pour la numérisation de l’élargissement fiscal en vue d’améliorer les recettes budgétaires. C’est la trame de la 34ème conférence annuelle du Cercle de Réflexion et d’Echange des Dirigeants des Administrations Fiscales (CREDAF) dont les travaux ont pris fin le 13 juin 2019 à Yaoundé.

Lesdites assises qui avaient pour thématique centrale « le numérique au service de l’élargissement de l’assiette fiscale » consistaient à mener des réflexions sur l’apport de la digitalisation dans l’élargissement de l’assiette fiscale et, par ricochet, sur l’accroissement des recettes.

Le Cameroun a rappelé le ministre des Finances, Louis Paul Motazé s’inscrit déjà sur le chemin de la digitalisation à travers « l’introduction de la télédéclaration des Déclarations statistiques et fiscales (DSF), la dématérialisation de l’enregistrement de la commande publique et des actes judiciaires, celle de la procédure contentieuse et d’octroi du sursis de paiement, et plus globalement la mise en place d’un Système intégré de gestion des impôts et taxes (SIGIT) ».

Pour atteindre conforter cette option, a déclaré Jean-Marc Niel, le secrétaire général du CREDAF il faut d’abord identifier les contribuables en ayant un fichier exhaustif de tous ceux qui sont assujettis à l’impôt, que ce soit des particuliers ou des professionnels ». Ensuite, mettre l’accent sur la « facilitation des obligations fiscales par les contribuables. Qu’il s’agisse de leurs obligations déclaratives ou de leurs obligations de payement. Enfin, promettre aux contribuables de s’acquitter plus facilement de leurs obligations, plus l’on contribue à élargir l’assiette, en faisant rentrer dans le système fiscal des contribuables qui n’y sont pas, peut-être pour des raisons de facilité.

A la Direction générale des impôts (DGI) l’on reconnaît que le numérique offre un champ très vaste aux administrations fiscales, le meilleur en termes d’amélioration des capacités des administrations est à venir, parce que le numérique est tout simplement un outil formidable à la disposition de ces structures.

En 2018, le trésor public a encaissé plus de 2200 milliards de FCFA non seulement par le biais de l’élargissement fiscal, mais aussi grâce à la numérisation des services qui permet d’éviter des pertes d’argent. A mi-parcours de l’exercice en cours, des informations proches du dossier laissent croire que la numérisation fiscale pourrait apporter une valeur ajoutée de plus 200 milliards de FCFA dans les caisses de l’Etat.

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