Invest Africa : comment Faure Gnassingbé a « courtisé » les investisseurs à Londres

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Invité d’honneur à la 5ème édition de la conférence économique annuelle de « Invest Africa » tenue cette semaine à Londres, le président togolais Faure Gnassingbé a mis en avant des arguments pour présenter les opportunités d’investissement qu’offre son pays. Cerise sur le gâteau, la dernière notation de l’agence américaine Standard & Poors attribuée au pays.

Le Togo n’a pas hésité à faire valoir, une énième fois, sa position géographique. Lové entre le Ghana et le Bénin, le pays est notamment présenté par ses dirigeants comme une historique place d’accueil et un corridor idéalement placé au cœur de la région pour desservir l’hinterland. Et Faure Gnassingbé de nommer le Port autonome de Lomé (PAL) comme « le plus performant du golfe de Guinée », considéré par les pays enclavés comme leur débouché naturel sur la mer. Citant, au passage, la CNUCED qui a classé le Togo au rang des pays les mieux connectés par la voie maritime.Le président togolais a également fait mention d’un réseau routier qu’il juge à la hauteur de « notre ambition d’être reconnu comme la porte d’entrée de l’Afrique de l’ouest ». Ce qui s’ajoute au transport aérien ; Lomé se positionnant comme véritable hub de la desserte aérienne avec la construction d’une nouvelle aérogare ultra moderne, capable d’accueillir jusqu’à 2 millions de passagers par an.

Parlant d’investissements, Faure Gnassingbé a évoqué un secteur privé qui a « manifesté une grande confiance » en investissant notamment dans les infrastructures portuaires (950 millions USD dans la construction d’un troisième quai et de la darse du PAL, et 150 millions USD pour la nouvelle aérogare de l’aéroport de Lomé).

Selon le chef de l’Etat togolais, le pays entame, avec son Plan national de développement (PND), une nouvelle ère qui va permettre de transformer profondément son économie pour répondre aux enjeux prioritaires, dont la création massive d’emplois décents et une « croissance plus forte et durable qui soit redistribuée à tous ».

Pour cela, Faure Gnassingbé compte sur le PND – précédemment présenté dans une vidéo à l’assistance – qui consacre un partenariat solide entre l’État et le secteur privé national et international. « Notre conviction, tirée de l’expérience, est que c’est quand le secteur privé investit que les réalisations deviennent transformatrices et génératrices d’une économie nouvelle ».

Pour Faure Gnassingbé qui « connait le niveau d’exigence de la place londonienne », le Togo, premier pays réformateur en matière de climat des affaires en Afrique de l’ouest, est la meilleure destination pour les affaires, le cadre étant « clair », et l’engagement du gouvernement étant « total ».

« Je le dis parce que nous portons cette vision de notre pays. Mais très heureusement, une agence réputée comme Standard & Poors est venue corroborer cela en attribuant sa première note à notre pays, qu’elle a crédité (je cite) de « perspectives stables », a-t-il déclaré.

En rappel, l’agence de notation Standard & Poor’s a attribué, le 31 mai 2019, une note B/B à court et à long termes en devises étrangères et locales en devises locales et étrangères au Togo.

Selon une vue d’ensemble présentée par l’agence américaine, la croissance économique qu’elle juge résiliente se poursuivra au cours des prochaines années, grâce aux investissements dans les infrastructures clés et aux réformes économiques.

« Nous prévoyons que la croissance du PIB réel sera en moyenne d’environ 5% entre 2019 et 2022 », a souligné S&P. Qui prévoit, par ailleurs, que « l’activité économique bénéficiera de la récente modernisation d’infrastructures clés, telles que l’achèvement de vastes travaux au port de Lomé, qui est actuellement le seul en eau profonde port de l’Afrique de l’Ouest et l’ouverture du nouveau terminal de l’aéroport de Gnassingbé-Eyadema en 2016 ».

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