Le PDG d’Attijariwaf bank, Mohamed El Kettani à l’ouverture de la 5ème-édition du FIAD

Par Adama Wade, envoyé spécial

Près de 2000 opérateurs économiques africains ont assisté le 16 mars 2017 à l’ouverture de la cinquième édition du Forum International Afrique Développement placé sous le thème des politiques d’inclusion en Afrique.

Le président Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, invité d’honneur, a prononcé le discours d’ouverture en mettant l’accent sur le faible impact des croissances africaines dans la résorption de la pauvreté. “Les politiques économiques que nous mettons en œuvre doivent avoir pour unique objectif la satisfaction des besoins de nos populations”, a notamment déclaré M. Kaboré.

Abordant le cas de son pays qui a adopté un Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2016-2020, articulé autour des réformes administratives, du développement du capital humain et du potentiel du secteur privé, le président Kaboré a salué les initiatives du Maroc en matière d’investissements intra-africains et appelé à une intégration économique du continent africain.

Cadre de concertation du secteur privé, le Forum initié par Attijariwafa Bank en 2010 a réuni 6000 opérateurs en cinq éditions et abrité 13 000 réunions d’affaires, souligne Mohamed El Kettani, PDG de la Banque. “Pour cette édition, nous réunissons 2000 opérateurs venus de 32 pays”.  À noter que le Club Afrique Développement, réseau virtuel créé dans le sillage du Forum, compte 4000 membres actifs.

Au delà de sa dimension quantitative, ce Forum s’inscrit selon M. Kettani dans une vision de paix, de solidarité et d’union, citant le discours du Roi Mohammed VI prononcé à Addis Abeba en février 2017.

Une transition qui permet au ministre marocain des Affaires Étrangères, Salaheddine Mezouar, de déclarer que “l’Afrique de l’ambition et du pragmatisme a tourné la page de l’Afrique des idéologies”. Nous sommes, a dit le chef de la diplomatie marocaine, “une Afrique décomplexée et de partage, capable d’imposer son nom dans un monde impitoyable”. “L’Afrique ne peut réussir que si elle croit en elle-même”.

Le continent qui comptera une population active de 1,1 milliard d’actifs en 2034 doit parachever son intégration dans un monde de grands ensembles. Aussi, explique M. Mezouar, le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine est accompagnée de convictions. «Nous devons consolider nos espaces régionaux et renforcer notre intégration économique et humaine”. C’est ce qui explique  la demande d’intégration du Maroc dans la Communauté Économique du Développement des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). “C’est cette conviction qui nous anime “, a encore déclaré M. Mezouar.

Pour sa part, Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), dans un anglais d’Oxford, a insisté sur la démarche du co-développement entreprise par le Maroc pour relever les défis communs. “Dans un continent jeune avec 70% d’habitants âgés de moins de 30 ans et un taux de chômage élevé, la croissance doit avoir un impact significatif sur la création d’emplois”, a souligné Mme Bensalah.

La cinquième édition du Forum Afrique Développement qui se tient les 16 et 17 mars à Casablanca accordent une grande partie aux plateformes d’échanges entre opérateurs (B to B) et au market place (marché de l’investissement), un espace dédié aux pays.

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