Par Ndeye Magatte Kébé

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L’organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) ambitionne de doubler sa production d’Energie avec la mise en service du barrage de Gouina au Mali et du barrage de koukoutamba en Guinée. L’annonce a été faite par Kobine Komara, haut commissaire de l’OMVS. 

Mr Komara s’exprimait en marge de la cérémonie d’ouverture de la 69éme session ordinaire du conseil des ministres de l’OMVS qui s’est ouverte dimanche 12 février à Dakar en présence de plusieurs ministres dont Mohamed Ould Abdel Vetha, ministre du pétrole de l’énergie et des mines de la république islamique de Mauritanie et Mansour Faye, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement du Sénégal  .

L’objectif principal de cette 69 éme session est d’examiner les rapports d’activités de 2016 et les budgets 2017 du Haut Commissariat et des sociétés de gestion telles que la Société de gestion du barrage de Diama (SOGED), la Société de gestion du barrage de Manantali (SOGEM), et la Société de gestion pour la navigabilité du fleuve Sénégal (SOGENAV).

Le haut commissaire a fait savoir que «l’OMVS, depuis la participation de la Guinée en 2006, va lancer le premier barrage dans ce pays, à savoir le barrage de koukoutamba qui sera le plus grand avec 300 mégawatt (Mw) »

« Le lancement des dossiers d’appels d’offres a eu lieu. Le processus d’évaluation des offres reçues commencera  immédiatement après ce conseil », a fait savoir M. Komara.

« Nous essayerons de conclure au courant de cette année, un accord avec l’entreprise qui sera retenue pour la réalisation de l’ouvrage parallèlement avec l’appui de la Banque mondiale. Nous sommes en voie de finaliser le recrutement du consultant qui commencera dans les meilleurs délais les études d’impacts environnementale et sociale en tenant en compte  toutes les contraintes de biodiversité identifiées dans la zone du projet » a-t-il expliqué  .

L’OMVS compte lancer dans ce sens  un programme pour assurer la santé des populations qui seront affectées par ces projets ainsi que leur revenu. L’organisation envisage également le renforcement  des capacités des acteurs de la pêche ainsi que la protection de l’écosystème avec des initiatives dans le cadre des changements climatiques, en mettant en place un observatoire régional de l’eau et de l’environnement dans la sous-région, notamment dans les massifs du Fouta Djalon, d’où partent la plupart des cours d’eau de l’Afrique de l’Ouest .

Sur l’année 2016, l’OMVS a lancé deux grandes actions, à savoir le démarrage effectif du barrage de Gouina qui va produire près de 140Mw dans trois ans et porter à 400 Mw le potentiel de production des Etats. L’OMVS  se trouve  en outre à un stade très avancé  pour la recherche de  fonds visant l’extension du réseau, avec près de 1000 kilomètres complémentaires.

Selon M. Komaradans le volet de la navigabilité en retard par rapport au programme initial, les études sont quasiment terminées. «Nous pensons mettre en place les financements pour l’année prochaine afin que la navigation puisse commencer à desservir jusqu’à 40 km de Kayes au Mali. En ce qui concerne l’irrigation et l’agriculture, les programmes ont été financés dans les 4 Etats pour augmenter les surfaces.

Pour faire face à son programme d’investissement, l’OMVS est en quête de financements auprès des bailleurs. Les besoins s’élèvent à 4milliards de dollars pour les sept prochaines années. Il faudra comme le précise M. Komara, aller au delà des fonds classiques habituels.

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