Une femme arrivant dans le camp de déplacés de Gunagado (Ethiopie) pour trouver de la nourriture et de l'eau après que la sécheresse a décimé son cheptel. Les communautés pastoralistes de la région Somali ont été particulièrement touchées par quatre années de pluies irrégulières qui ont causé la perte de leur bétail. Photo: Pablo Tosco/Oxfam

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sont en sommet extraordinaire ce week-end à Malabo (Guinée équatoriale). Des travaux préparatoires de cette rencontre qui porte sur les crises sanitaire, climatique, alimentaire et sécuritaire, il ressort la proposition de la mise en place d’une agence humanitaire africaine et d’un fonds spécial d’urgences qui sera alimenté par la participation financière de chaque pays membre de l’organisation.

« La situation humanitaire est alarmante au niveau du continent : 27 millions de personnes sont réfugiées ou déplacées. Donc, nous pensons que l’urgence aujourd’hui est de trouver des solutions ici et maintenant », déclare Aïssata Tall Sall, ministre sénégalaise des Affaires étrangères.

L’initiative, dont une déclaration sera soumise aux chefs d’État ce samedi 28 mai, intervient dans un contexte marqué par la montée des menaces jihadistes au Sahel et leur progression vers le golfe de Guinée, les suites de la pandémie de la Covid-19, les conséquences de la guerre russo-ukrainiennes sur le panier de la ménagère et le retour des coups d’État qui préoccupe les dirigeants.

« La hausse des prix des denrées alimentaires, conséquence de la Covid-19 et du conflit russo-ukrainien, risque de mettre l’alimentation saine hors de portée d’un plus grand nombre de personnes. La Russie et l’Ukraine représentent ensemble 30 % des exportations mondiales de blé et 20 % des exportations mondiales de maïs, deux produits dont les pays africains sont de gros importateurs », indique l’Union africaine.

Par ailleurs, l’organisation rappelle que « les chocs climatiques continuent de détruire des vies, des cultures, des moyens de subsistance et entravent la capacité des populations à se nourrir ».

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