Gel des avoirs maliens dans les banques centrales et commerciales de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), dont la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le pays et les autres États membres de la Cédéao, suspension des transactions commerciales avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de première nécessité et retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali. C’est l’essentiel des sanctions prises contre le Mali par les chefs d’Etat de la Cédéao réunis ce dimanche 9 décembre à Accra (Ghana), en réponse au calendrier présenté par la junte militaire au pouvoir pour conduire la transition dans le pays.

A cette liste s’ajoute la suspension du Mali de toute aide financière des institutions financières de la Cédéao, notamment auprès de la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC) et de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), deux organisations basées à Lomé (Togo). Elle a été actée, quelques heures avant le sommet des chefs d’Etat de l’organisation, par ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui, elle aussi, n’approuve pas la durée de la transition (plus de 5 ans) proposée par Bamako. La junte militaire qui, avant la tenue des élections présidentielles, envisage l’adoption de réformes essentiellement politiques.

« Autant nous sommes conscients de la complexité de la situation de ce pays, autant nous pensons que les réformes économiques et sociales visant la refondation du Mali ne pourraient être conduites que par des autorités démocratiquement élues », avait déclaré Roch Marc Christian Kaboré, le président de la conférence des chefs d’Etat de l’Uemoa à l’ouverture des travaux.

Dans l’attente d’un chronogramme « acceptable » et « convenu »

Ces sanctions, indique la Cédéao, seront appliquées immédiatement et resteront en vigueur. Elles ne seront progressivement levées qu’après la finalisation d’un « chronogramme acceptable et convenu » et « le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections », précise l’organisation.

Par ailleurs, les chefs d’Etat qui indiquent avoir décidé d’activer « immédiatement » la Force en Attente de la CEDEAO, ont également appelé l’Union africaine (UA), les Nations Unies et les autres partenaires du Mali à soutenir le processus d’application des sanctions et à « continuer d’apporter leur soutien à une transition politique acceptable ».

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