L’année 2022 pourrait marquer un pas décisif pour la relance de l’activité dans le secteur d’assurance en Afrique centrale et de l’ouest à travers la digitalisation des procédures pour les quatorze pays membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA). Réuni à Yaoundé le 29 novembre 2021, le conseil des experts qui siégera jusqu’au 10 décembre prochain planche prioritairement sur cette problématique « s’arrimer à la digitalisation ou périr », ce qui doit permettre de situer les enjeux de cette évolution technologique pour accroître l’activité.

Avec un faible taux de pénétration de moins de 2% d’assurance, la zone CIMA qui compte plus de 180 sociétés d’assurances pour un marché d’environ 1110 milliards de FCFA (2 milliards de dollars) de primes émises en 2020 ne manque pourtant pas de potentiel pour se rapprocher de la moyenne mondiale qui se situe autour de 7%. L’un des leviers sur lesquels comptent les assureurs pour améliorer la couverture sociale passe par la dématérialisation des services d’assurances, ce qui pourrait permettre de toucher un plus grand nombre de personnes, en l’occurrence, les couches défavorisées qui n’ont pas accès aux services classiques d’assurances.

La conjoncture socioéconomique difficile renforcée par la crise sanitaire liée au coronavirus est de nature à favoriser la mutation technologique car « tout va dans le sens d’intégrer l’outil informatique dans les services à travers la dématérialisation », a indiqué le secrétaire général de la CIMA, Blaise Abel Ezo’o Engolo. Autrement dit, a-t-il  insisté « cela est une préoccupation forte des assureurs comme ça l’était dans les autres métiers. Aujourd’hui, les assureurs doivent résolument s’arrimer, car, nous ne pouvons pas rester en marge de cette évolution ».

En plus de la promotion de la numérisation des services, le conseil des experts se penchera également sur le budget de l’exercice 2022 ainsi que sur l’examen des projets avec au cœur du dispositif le règlement rapide des sinistres. S’agissant des réformes, le conseil devra également se prononcer sur l’augmentation du capital social minimum de 3 milliards de FCFA (5,1 millions de dollars) à 5 milliards de FCFA (8,5 millions de dollars) pour les sociétés d’assurance anonymes, cette mesure prévue pour entrer en vigueur en mai 2021 ayant été repoussée pour cause de pandémie du Covid-19.

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