Après 2015 et 2018, l’Etat tchadien pourrait bénéficier d’un troisième rééchelonnement de sa dette en l’espace de six ans, ce qui lui ouvrirait les portes pour des appuis extérieurs, notamment un financement  du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Toutefois, le Tchad devrait préalablement trouver un terrain d’entente avec le groupe minier Glencore et d’autres prêteurs privés dont la dette est estimée à plus d’un milliard de dollars.

A cause de cette situation, la demande du Tchad en janvier dernier pour la restructuration de sa dette à hauteur de 3 milliards de dollars n’a pas prospéré. La dette envers Glencore avait été contractée entre 2013 et 2014 pour racheter les parts de la firme américaine Chevron dans le consortium pétrolier représentant plus de 98% de sa dette commerciale. Un endettement survenu dans un contexte de dépréciation des cours du prix du pétrole sur le marché international qui représente plus de 80 % des recettes budgétaires du pays.

L’espoir d’une restructuration de la dette du Tchad renaît puisque dans un communiqué Glencore « s’est engagée à des discussions de bonne foi » avec les autorités tchadiennes bien que toute renégociation de ses contrats avec le Tchad « devrait se faire sur la base d’un partage équitable des charges, qui devrait prendre en compte les concessions accordées par Glencore et les prêteurs lors des restructurations passées ». Pour l’instant, le gouvernement tchadien ne s’est pas encore officiellement prononcé sur ce rebondissement.

Face à ces péripéties, des responsables du FMI avaient indiqué que le dossier du Tchad pour la FEC devrait soumis au conseil d’administration pour examen « dès que possible », se réservant de donner un chronogramme précis. 

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