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Kenya : les créances douteuses à leur plus haut niveau depuis 14 ans

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Les créances douteuses ont atteint un encours de 432,45 milliards de shillings (4 milliards USD) dans le bilan des banques kényanes à fin février 2021, soit leur niveau le plus élevé depuis 14 ans.

Selon les dernières données de la Banque centrale du Kenya (CBK), 14,5% de tous les prêts, soit 432,45 milliards de shillings (4 milliards USD), ont été des défauts de paiement à fin février 2021, contre 349,94 milliards de shillings (3 milliards USD) un an auparavant. Cette contre-performance est essentiellement liée à la pandémie de Covid-19, entraînant des effets négatifs sur tous les secteurs de l’économie. Une situation qui a déclenché des suppressions d’emplois et des fermetures d’entreprises.

Actuellement, les banques ont mis en place un mécanisme (des saisies immobilières) pour recouvrer leurs créances. Elles ont également dressé une liste noire auprès des bureaux de référence de crédit (CRB).

D’ailleurs, les banques commerciales ont alerté la Banque centrale de l’intensification des enchères immobilières au cours de ce trimestre. «Pour le trimestre se terminant le 31 mars 2021, les banques prévoient d’intensifier leurs efforts de reprise du crédit dans tous les secteurs économiques. Les efforts de redressement intensifiés visent à améliorer la qualité globale du portefeuille d’actifs », ont-elles déclaré à l’enquête de crédit de décembre de la CBK.

La CBK affirme que les prêts en souffrance sont principalement dans les secteurs de l’immobilier, de l’agriculture et de la fabrication en plus de ceux répertoriés comme personnels et ménagers. «Les augmentations des prêts non performants (NPL) sont attribuables à l’environnement commercial morose, et les banques continuent de se provisionner », selon Patrick Njoroge, gouverneur de la banque centrale.



Les efforts de reprise renforcée interviennent dans un environnement où le nombre de comptes de prêts cotés négativement auprès des CRB avait bondi de 45%.

Ils passent ainsi de 9,67 millions en août de l’année dernière à 14,03 millions en janvier de cette année.

Ibrahima jr Dia
Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l'actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

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