Mauritanie : Aziz (toujours) muet devant les enquêteurs, le limogeage suit son cours à Nouakchott

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Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien président de la Mauritanie

Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien entre 2008 et 2019, mis en cause dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire (CEP)  sur sa gouvernance, continue de garder le silence face aux enquêteurs de la brigade de répression des crimes économiques et financiers. Pendant ce temps, ses anciens collaborateurs cités dans le même cadre continuent de perdre leur fonction sous le nouveau régime.

Plusieurs ministres de l’ancien chef d’Etat cités dans le rapport de la CEP ont répondu à la convocation du parquet à partir du mardi 9 mars, dont l’ex-Premier ministre Yahya Ould Hadémine. Les débats se sont  déroulés  hors du champ de caméras parce que les journalistes n’étaient admis au palais de justice de Nouakchott.

A en croire Me Brahim Ebety, le bâtonnier de l’ordre national des avocats mauritaniens qui dirige le collectif de défense de la partie civile (l’État mauritanien) dans ce dossier dit de la gouvernance d’Aziz caractérisée par l’attribution des juteux contrats en contravention avec la loi, le dossier est arrivé au stade de l’accusation et se déroule normalement après son transfert effectif à la justice.

Parallèlement, les limogeages se poursuivent à l’encontre des hauts fonctionnaires indexés dans le rapport de la CEP. Moktar Djay, administrateur directeur général de la Société nationale industrielle et minière (SNIM), a été relevé de ses fonctions dès le lundi 8 mars. Dia Malal est remercié le lendemain et remplacé au poste de ministre secrétaire général du gouvernement par Diallo Amadou Samba. De même, Ould Jelvoune a été limogé lui aussi de son poste de directeur général de la Société mauritanienne de commercialisation de poissons le 9 mars 2021.

En rappel, Moktar Djay a été ministre des Finances sous l’ancien président qui, depuis le début de l’affaire, a toujours gardé le silence face aux enquêteurs. Pour sa part, Dia Malal a été ministre de la  Justice, et Ould Jelvoune, ministre de la Santé.

D’autres limogeages sont dans l’air d’après plusieurs sources. Et il est prévu de relever de leurs fonctions toutes les personnes citées dans le rapport pour le traduire devant la justice. Ça promet !

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