Guinée équatoriale : explosions « suspectes » dans un camp militaire

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Le président Obiang Nguema Mbasogo écarte toute tentative de déstabilisation.

Plusieurs explosions ont eu lieu dimanche dans un camp militaire à Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale, occasionnant d’importants dégâts humains et matériels. Dans un tweet, le président de la République Teodoro Obiang Nguemaa annoncé  « qu’au moins 15 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées dans les explosions dues à « une négligence », qui ont ravagé un camp militaire et des quartiers environnants ».

Un bilan humain plus lourd d’après des sources concordantes qui font état de plus de vingt morts et de nombreux blessés graves, ce qui devrait revoir nettement à la hausse, le nombre des victimes. Si pour l’instant les autorités affirment que ces déflagrations sont liées à la négligence, et réfutent par la même occasion l’idée d’un « soulèvement militaire », des sources généralement informées réfutent l’idée « d’un accident dû à la simple négligence ».

Selon des sources dignes de foi, ces explosions provenaient de la soute à munitions seraient loin d’être une simple « négligence ». Plus de cinq détonations qui ont détruit de nombreuses habitations environnantes. En effet, il existe de sourdes rivalités au sein de l’armée, depuis le décès le 16 février 2021 du  chef d’état-major de l’armée, le général de division Mba Assoumou Vecente.

Si officiellement, cet officier est décédé des suites de Covid-19, d’autres informations réfutent cette thèse, en invoquant « une mort suspecte ». Toujours est-il que de ce décès, des batailles de positionnement ont été ravivées, il n’est donc pas exclu que l’un des groupes ait provoqué ces explosions pour de multiples raisons. L’enquête ouverte par les autorités devrait permettre de déterminer les « vraies causes » de ces explosions qui ont mis l’armée en état d’alerte.

Ces explosions pourraient relancer l’affaire de  « la tentative du coup d’état » lorsque les forces de sécurité camerounaises avaient intercepté à la frontière avec la Guinée équatoriale « un commando » qui d’après le gouvernement équato-guinéen avait l’intention de renverser les institutions.

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