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Centrafrique : la Cour constitutionnelle confirme la tenue des élections

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La haute juridiction a rejeté samedi les huit recours introduits par l’opposition demandant le report des élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre 2020.

Les Centrafricains iront donc aux urnes ce dimanche pour le premier tour des présidentielle et législatives. La Cour constitutionnelle en a décidé ainsi,  rejetant tous les recours déposés par l’opposition qui estime notamment que la situation sécuritaire du pays marquée ces derniers temps par des attaques des milices armées ne garantit pas la libre expression des citoyens.

D’après la cour, le calendrier politique ne saurait être modifié, car ayant été adopté tenant compte de certaines dispositions, dont un deuxième tour de la présidentielle le cas échéant, et l’installation du président de la République au plus tard le 30 mars prochain. Tout changement pourrait précipiter le pays dans l’incertitude avec l’ouverture d’une transition, ce qui, actuellement serait loin d’être une solution idoine pour le pays dont le regain d’insécurité présage des lendemains incertains.

Selon Danièle Darlan, la présidente de la cour constitutionnelle, les recours déposés pourront être examinés après le vote, en l’occurrence, pendant la période du contentieux prévue du 5 au 19 janvier 2022. Conséquence, quelque 1,8 million de Centrafricains selon l’Autorité nationale des élections (ANE) devront élire leur futur président de la République où finalement seize candidats sont en compétition, de même qu’ils éliront les 140 députés de l’assemblée nationale.

Cette décision de la haute cour rejoint le vœu exprimé par le G5+ qui comprend la France, la Russie, l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale pour qui le scrutin dans lequel la communauté internationale a investi plus de 30 millions d’euros devrait se tenir conformément au calendrier préalablement arrêté.

Vendredi, dernier jour de la campagne électorale a été émaillé de violences dans plusieurs localités du pays avec plusieurs morts enregistrés, dont trois casques bleus des Nations unies. La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) composée des principales milices armées, a rompu le cessez-le-feu qu’elle avait décrété de manière unilatérale trois jours plus tôt pour privilégier le langage des armes.

Malgré des défections, les Forces armées centrafricaines (FACA) et la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) – qui a déployé plus de 11 000 éléments – sont déterminées à assurer le déroulement des opérations de vote, alors que les bandes armées restent menaçantes, y compris « marcher sur Bangui » qui est « notre objectif finale », insistent-ils.

Achille Mbog Pibasso
Achille Mbog Pibasso, Directeur de rédaction de Financial Afrik, est diplômé en journalisme et en communication d’entreprise. Particulièrement intéressé par l’économie et la finance, c’est également un féru des sujets  politiques. Son expérience d’agencier lui permet de traiter de tous les sujets d’actualité.

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