Zone CEMAC : la BEAC entrevoit de sombres perspectives

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La dépendance des pays de la sous-région vis-à-vis du pétrole pourrait accentuer leurs difficultés du fait de la dépréciation des cours sur le marché mondial occasionnant la chute de la balance commerciale d’environ 67%.


Les prochains mois pourraient s’avérer plus difficiles pour les économies de la sous-région avec une perte de compétitivité accrue si elle n’était compensée par une hausse de la productivité selon la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) qui forge sa position après l’analyse de la compétitivité-prix des économies de la CEMAC. A partir du Taux de change effectif réel (TCER), qui a connu une dégradation au cours des deux premiers trimestres de l’année, les perspectives ne sont guère reluisantes surtout qu’à cet environnement difficile, se greffent les effets conjugués de la crise sanitaire liée au Covid-19. La compétitivité-prix des économies de la CEMAC s’est dégradée au second trimestre comparée au premier trimestre sous l’effet notamment aux importations qui ont connu une hausse de 1,6 % contre une augmentation de 1,2 % pour les exportations.

En termes de perspectives, pour le troisième et le quatrième trimestre, l’indice des prix devrait poursuivre une tendance baissière rendant les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) plus vulnérables et encore moins compétitifs. «Pour mieux appréhender les questions relatives au TCER, il est nécessaire de comprendre la structure des pays de la CEMAC, du commerce extérieur (partenaires et concurrents), des produits d’exportations. La compétitivité extérieure ainsi calculé est implicite et s’apprécie par le biais des évolutions des prix domestiques », relève la Banque centrale.

La dépréciation des cours de pétrole dont des exportations totales représentent 90 % des ressources devrait accroître les difficultés des pays de la sous-région d’autant que sur l’année 2020, les exportations devraient chuter de 36,4 % et les importations dans une moindre mesure de l’ordre de 12,1 % , ce qui, par conséquent, rendrait la balance commerciale en chute libre de 67 %. Au regard de la structuration actuelle des économies d’Afrique centrale qui dépendant essentiellement du pétrole, la BEAC qui a toujours plaidé pour une diversification des activités entrevoit de sombres perspectives, surtout que dans la foulée, les effets du Coronavirus se feront plus sentir.

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