Covid-19: Donald Trump change de fusil d’épaule

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Donald Trump.

Longtemps rétif au port de masque, le président américain, Donald Trump, ne jurerait plus que par ce bout de tissu. Le candidat à sa propre succession a appelé ses concitoyens, mardi, au port du masque et à se protéger le visage quand la distanciation sociale n’est pas possible afin de contribuer aux efforts pour endiguer la propagation de l’épidémie de coronavirus.

“Nous demandons à tout le monde, quand la distanciation sociale n’est pas possible, de porter un masque, de se munir d’un masque. Que vous aimiez les masques ou pas, ils ont un impact, ils auront un effet et nous avons besoin du maximum possible”, a-t-il déclaré depuis la Maison blanche. Trump a indiqué qu’il commençait à s’habituer au port du masque et qu’il en porterait un lorsqu’il se trouverait au sein d’un groupe ou dans un ascenseur. “J’en utiliserai, avec joie. Tout ce qui peut potentiellement aider (…) est une bonne chose”.

Auparavant, Donald Trump avait tweeté un message explicite illustré par une photo de lui même, visage barré par un masque: « Beaucoup de gens disent qu’il est patriotique de porter un masque quand il est impossible d’exercer la distanciation sociale. Et personne n’est aussi patriote que moi, votre président préféré ».

Aux antipodes de son déni des mois d’avril, mai et juin, quand il déclarait avoir maîtrisé la pandémie, Donald Trump en admet désormais la gravité, contraint sans doute par les chiffres. L’Amérique se rapproche de la barre des 145 000 morts et dénombre presque 4 millions de personnes infectées par le coronavirus (dont 1 163 860 guérisons). C’est le pays le plus touché au monde, loin devant le Brésil (81 000 morts; 2 166 000 cas déclarés positifs).

En dépit de son revirement, Donald Trump, qui parle toujours du “virus chinois” hésite toujours à porter le masque lors des conférences de presse pour une question d’image et de rhétorique puisque Joe Biden, son adversaire démocrate, est parodié avec le port de masque associé à la bunkerisation et au manque de courage par les communicants et stratèges républicains.

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