Le pétrole bas risque de provoquer des troubles politiques en Algérie, Angola et Nigeria (Moody’s)

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Le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune, bénéficie d'un état de grâce à l'inverse de ses homologues du Nigeria et de l'Angola.

En Afrique, Moody’s peint un tableau noir de la situation économico-sociale des pays producteur de pétrole. Dans un rapport daté du 28 avril, l’agence américaine estime que le Brent, pétrole de la mer du Nord, évoluera sur le reste de l’année dans une moyenne de 35 dollars le baril et le WTI américain aux environs de 30 dollars. Les prix devraient remonter en 2021 pour atteindre respectivement 40 et 45 dollars, en raison d’une amélioration progressive de l’activité économique.

Dans un tel scénario, ni Alger, ni Abuja encore moins Luanda, qui libellent leurs lois de Finance sur des hypothèses d’un baril de pétrole au delà de 50 dollars, n’ont les moyens de faire face à leurs charges budgétaires constituées en partie du coût inflationniste de la paix sociale. Cette situation risque de dégénérer en une crise financière profonde bien pire que l’expérience de la crise financière mondiale, par son ampleur et sa portée. Dans cette optique, les inégalités croissantes, pourraient alimenter le mécontentement social et les troubles politiques dans ces pays. L’analyse de Moody’s va au delà des trois pays, qui ont en similitude, des pouvoirs démocratiques indexés sur le baril du pétrole et concerne aussi la Libye, le Cameroun et le Congo. Des alternatives à l’or noir sont à trouver pour tous ces pays au risque de s’exposer à une crise sociale et politique.

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