D’une prévision initiale de 6% annoncée en janvier, la croissance économique du Kenya devra chuter à 1,5% en 2020, et même se contracter de 1% dans le pire des scénarios selon la Banque mondiale. Ceci, en raison des effets de la pandémie actuelle qui affecte la première économie de l’Afrique de l’est.

« Le choc Covid-19 devrait encore réduire la croissance », note en effet l’institution basée à Washington dans une mise à jour faite mercredi 29 avril. Elle prévoit notamment des « impacts importants sur les services (transports, commerce de détail, tourisme, événements, loisirs, etc.), l’industrie (fabrication et construction) et l’agriculture ».

Avec plus de 380 cas confirmés de coronavirus au jeudi matin, le Kenya avait pris des mesures devant freiner la propagation de la maladie. Il s’agit, entre autres, du confinement à domicile, des restrictions de voyage, de la fermeture des écoles et des lieux de divertissement, de la suspension des rassemblements publics et des conférences, et d’un couvre-feu nocturne. Des mesures qui, selon la Banque mondiale, « devraient affecter à la fois la production et la consommation …»

Toutefois, l’institution reste optimiste pour l’avenir et prévoit un rebond à 5,2% en 2021 si « les mesures de confinement se relâchent d’ici le deuxième semestre de cette année ».

Pour sa part, le ministre des Finances avait déclaré cette semaine que le pays s’attend à une croissance qui se situerait entre 1,8% et 2,5% en 2020, contre 5,4% en 2019.

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