Crise post-électorale en Guinée Bissau: précisions de la rédaction

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Suite à la publication de notre article “Guinée Bissau: la CEDEAO pêche en eaux troubles”, nous avons reçu plusieurs réactions des lecteurs et des protagonistes des deux camps, à savoir celui de Umaro Cissoco Embalô et celui de Domingo Simoes Preira. Aussi, nous avons pensé utile d’apporter les précisions suivantes tout en rappelant que les faits sont sacrés, les commentaires libres:

-Le processus électoral est suspendu à la Cour Suprême. Tant que la question n’est pas tranchée, il n’y a pas de président, estime une source proche du camp de Domingo Simoes Preira.

-Comme l’a écrit notre reporter, la Commission électorale (CNE) a déclaré Umaro Embalô Cissoco vainqueur. Une position réaffirmée après revérification des procès verbaux sur demande de la Cour Suprême. Le camp du DSP a introduit un recours demandant un décompte de tous les procès verbaux.

Selon les résultats provisoires de la Commission nationale des élections (CNE), Umaro Sissoco Embalo a remporté le scrutin avec 53,55% des voix, tandis que Domingos Simoes Pereira qui a obtenu 46,45% conteste les résultats devant la Cour suprême. La Cour a ordonné à la CNE de lui présenter les procès-verbaux d’apurement national des votes dûment signés.

La CNE s’est réunie en séance plénière mardi, et a fait signer les procès-verbaux par 10 de ses 18 membres, avant de les transmettre à la Cour suprême. A l’issue de cette procédure, Pereira dispose de 48 heures, selon la loi électorale, pour engager une procédure dans le cadre d’un contentieux électoral. Pour sa part, la CEDEAO a donné un ultimatum à la Guinée Bissau, l’enjoignant à vider le problème d’ici le 15 février 2020.

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