Fin Tech : 4 recommandations de la BCEAO

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La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO),  de concert avec la Banque mondiale, a abrité du 30 au 31 octobre 2029, une conférence internationale sur les  entreprises de technologie financière sur le thème : «FinTech: défis, opportunités et perspectives pour les pays en développement».

Ainsi, experts, gouverneurs de banques centrales, startupers,  banquiers … ont  débattu à travers des séries de panels sur le cadre à mettre en place pour promouvoir les Fintech.

Dans cette optique, la BCEAO envisage 4 actions concrètes:

D’abord, l’institution propose la prise en compte des Fintech opérant dans le segment  des services de paiement dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Ensuite,  l’élaboration d’un cadre réglementaire incitatif  spécifique aux activités de crowfunding (finance participatif).  

Dans un troisième temps, mettre  en place  un cadre réglementaire pour les activités de crédit scoring  (outil qui permet aux banques d’évaluer le risque représenté par le demandeur de prêt).

Et enfin la création au sein du siège de la BCEAO d’une structure adhoc (régulatory  Scand box), permettant  aux acteurs éligibles de tester, avant leur lancement commercial et une supervision des autorités de régulation concernées, des modèles d’affaires.

Un Scand box qui permettra également de créer de nouveaux produits ou services financiers innovants sur une population consentante (régulatory  Scand box).

Pour le gouverneur de la BCEAO, Tiemoko Meyliet Koné, deux point paraissent importants.  D’abord, créer un cadre réglementaire  propice (léger et rigoureux)  qui favorise le développement des fintech. Ensuite, partager  les expériences, ce qui w d’atteindre les objectifs cibles et de réussir le processus d’inclusion financière.

Intervenant sur la nano finance digitale, Lionel Yao, fondateur de S-Cash Payment, a fait savoir qu’elle constitue un énorme potentiel à exploiter.

La zone UEMOA, explique-t-il, compte 120 millions d’habitants  dont  20 millions seulement sont bancarisés, soit un pourcentage de 17%.  C’est dire qu’environ 

100 millions  de personnes vivent  dans la précarité et n’ont pas accès aux services financiers.

Parmi ses 100 millions de non bancarisés, 31 millions possèdent  des Smartphones d’où l’opportunité de leur fournir  des services financiers numériques.

« Nous avons pour objectif  d’accélérer  l’inclusion financière  en tant  que système financier leader  dans la nano finance digitale  », a-t-il déclaré.

Au total, près de 120 participants (gouverneurs, institutionnalistes, experts…) ont échangés sur les enjeux,  défis et opportunités des Fin Tech.

Les participants ont convenus qu’il faut mettre en place un véritable écosystème pour les Fintech regroupant  les parties prenantes (l’Etat, le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers,  les opérateurs  et les consommateurs) pour un réel succès.

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