Assurance zone CIMA: les dossiers de la rentrée

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Le prolongement du délai de passage de capital minimum de 1 à 3 milliards de Franc CFA constitue le sujet immédiat de la rentrée du secteur de l’assurance en Zone de la Conférence Interafricaine du Marché de l’Assurance (CIMA), regroupant 14 pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre. La majorité des 185 compagnies de la zone ont déjà validé leurs dossiers avant la date initiale fixée au 29 mai dernier.

Quelque 40% devront le faire avant le 30 septembre, dernier délai fixé par le régulateur, à savoir la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA)  basée à Libreville, Gabon. Selon nos informations, nombre de compagnies d’assurance constituées d’un réseau de plusieurs filiales peinent à satisfaire aux nouveaux critères. C’est le cas de la Société Africaine d’Assurances et de Réassurances (SAAR) du camerounais Paul Fokam, dont les filiales en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Tchad seraient en retard.

Quant à la marocaine Saham, reprise par la sud-africaine Sanlam, elle présente un dossier finalisé à l’exception du Gabon où la filiale locale fait face à des défauts de provisions liés au fronting. Les risques pétroliers cédés pour l’essentiel à l’étranger à travers ce procédé doivent faire l’objet d’une provision selon la vision conservatrice de la CIMA. Les compagnies souhaitent une approche moins conservatrice.

En dehors des grands réseaux, certaines petites compagnies sont à la recherche de fonds. Au Sénégal, les compagnies CNART Assurances fondée par des transporteurs et des opérateurs économiques et Salama, appartenant à des intérêts tunisiens et arabes, n’ont pas encore franchi la barrière règlementaire. En Côte d’Ivoire, la société Génération Nouvelle d’Assurances (GNA) doit faire face à l’augmentation de capital tout en devant honorer un gros sinistre suite à l’incendie d’une imprimerie.

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