Afrique centrale : Afreximbank veut accélérer l’installation de son siège sous-régional

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Boss Mustapha, président de l'assemblée générale annuelle des actionnaires d'Afreximbank (au centre), et les présidents d'Afreximbank, Benedict Oramah (2e à gauche), aux côtés de George Elombi, vice-présidents exécutifs, de Denys Denya et d'Amr Kamel, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle à Moscou.

Conformément à la décision du conseil d’administration entérinée lors la 26ème session des assemblées annuelles tenues du 20 au 22 juin 2019 à Moscou en Russie, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) installera prochainement son siège Afrique centrale au Cameroun. Ce pays est la locomotive de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et concentre plus de 40% du poids économique de la sous-région. 

Il s’agit dont d’un choix de la « raison » opéré par les dirigeants de cette banque, la « candidature » du Cameroun ayant été enregistrée un peu tard, par rapport aux pays comme le Congo, le Gabon et la République démocratique du Congo (RDC) qui avaient bien avant, fait acte de candidature pour accueillir le siège sous-régional. Ce qui, selon des analystes financiers laisse croire que ce bureau sous-région couvrira l’ensemble de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Sauf changement, l’enseigne de ce Groupe bancaire flottera bientôt à Douala, la métropole économique du Cameroun, et plus précisément dans le centre administratif Bonanjo. Et pour cause, « les actionnaires ont déjà donné leur accord. Le reste n’est plus qu’une question de formalité », soutien des sources proches du dossier. Un dispositif qui laisse croire que le bureau d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, qui chapeautait jusque-là les activités de la banque dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’occupera exclusivement de l’Afrique de l’Ouest et que le bureau du Cameroun sera tourné vers l’Afrique centrale.

L’arrivée d’Afreximbank en Afrique centrale intervient dans un contexte marqué par une légère croissance des économies sous-régionales, la CEMAC ayant enregistré un taux de croissance de 2,8% en 2018, contre -0,8% en 2017 alors que les projections sont de 3% en 2019 et de 3,8% en 2020. 

Un redressement économique qui « nous exige de demeurer vigilants face aux risques et à certaines fragilités auxquels nos Etats font face », l’a récemment averti Daniel Ona Ondo, le président de la Commission de la CEMAC.

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