BEAC : Abbas Mahamat Tolli défend son bilan

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En poste depuis février 2017, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli a rencontré Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) le 15 juin 2018 à Washington. Cette dernière qui a salué les réformes entreprises par l’institution et par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).

« Les efforts engagés, de même que les réformes macroéconomiques et structurelles appliquées par les Etats, avec le soutien de la communauté financière internationale, contribuent progressivement à stabiliser le cadre macroéconomique et financier de la CEMAC », lit-on dans un document publié la banque mercredi 20 juin.

« Les effets bénéfiques de ces actions sont perceptibles sur le niveau des réserves de changes dont l’hémorragie a été stoppée, et les évolutions constatées augurent favorablement d’un retour progressif sur un sentier de croissance économique saine et soutenue », poursuit-il. Indiquant que l’objectif étant « de restaurer les grands équilibres macroéconomiques, de doper la croissance et de renforcer la soutenabilité extérieure de la Sous-région, dans une perspective à moyen terme de transformation économique profonde et de réduction sensible de la pauvreté ».

La BEAC indique également que la mise en œuvre des réformes s’est traduite, depuis l’arrivée du Tchadien, par la révision des Statuts de la Banque Centrale, la réforme des instruments de la politique monétaire, le lancement du Plan Stratégique de la Banque (PSB) et le soutien à la mise en œuvre du Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC).

 

« Redynamiser le marché interbancaire »

Dans le cadre de la conduite de la politique monétaire, la BEAC annonce avoir « procédé depuis mars 2017, à une réorientation de sa politique monétaire ». Objectif, faire face aux difficultés économiques et financières auxquelles les économies de ses Etats membres sont confrontées depuis 2014, et renforcer les réserves extérieures de la sous-région.

Les mesures prises à cet effet visent, principalement, à réduire le volume de la liquidité banque centrale pour abaisser la pression sur les avoirs de réserve, à redynamiser le marché interbancaire, à optimiser la gestion de la liquidité, à assurer un meilleur suivi des transferts sortants et de la position extérieure, à réduire la perception du risque de crédit par l’amélioration de la qualité de l’information financière et à promouvoir les marchés de capitaux.

Le Plan Stratégique, qui couvre la période 2017-2020, vise à porter l’institution « au niveau des meilleurs standards internationaux ». Il est axé sur l’amélioration de l’efficacité de la politique monétaire, le perfectionnement de la gestion des signes monétaires, la redynamisation de la gestion des réserves de change, le renforcement du dispositif de la règlementation des changes, la consolidation des systèmes de paiement et de règlement et la promotion de la stabilité financière, entre autres.

 

Quid de la Cobac ?

Du côté de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), l’on note une mise à jour du dispositif de supervision « afin de tenir compte des mutations de l’environnement international ainsi que des carences ». Elle a adopté – et met en œuvre – un plan stratégique dénommé « COBAC : une dynamique nouvelle ».

En effet, explique-t-on, plusieurs réformes majeures, en droite ligne avec les meilleurs standards internationaux, sont entrées en vigueur en ce qui concerne les établissements de crédit et de microfinance depuis janvier 2017. Une surveillance des groupes bancaires a également été instaurée.

« Ces réformes visent à corriger les vulnérabilités du système bancaire de la CEMAC et à renforcer sa résilience, notamment à travers une intensification des efforts de résolution des banques en difficulté, la mise en place de mesures d’astreintes dissuasives pour faire respecter la réglementation, et l’implémentation d’un cadre de supervision des banques systémiques », indique la note de la BEAC.

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