La Côte d’Ivoire vient de se doter d’une Agence de développement de la filière riz (ADERIZ) afin de relancer sa politique rizicole dont les résultats restent mitigés. La décision prise en conseil des ministres ce 10 janvier vient remettre en selle la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR 2012-2020) adoptée en 2012 et qui avait pour ambition d’atteindre l’autosuffisance en riz dès 2016.

Certes, des résultats probants ont été obtenus avec une production nationale de riz blanchi passée de 550 000 tonnes en 2011 à 1,4 million ces trois dernières années (d’après les chiffres officiels), mais ils restent largement en deçà des projections de 1,9 million fixées pour l’année 2016 et 2 millions de tonnes attendus en 2020.

Pour le gouvernement, l’ADERIZ devra contribuer à l’objectif de « couvrir la totalité des besoins nationaux de consommation en riz blanchi, d’exporter le surplus et/ou de constituer des stocks de sécurité » sans toutefois fixer un horizon pour y arriver.

Dans le détail, l’agence qui aura la charge de traduire en actions la politique rizicole nationale, travaillera « au renforcement des capacités de l’interprofession rizicole, à la réalisation des investissements en infrastructures rizicoles et à la mise en place d’un mécanisme pérenne de couverture des besoins nationaux en semences de riz certifiées et en variétés améliorées ».

En 2015, la Côte d’Ivoire a importé 1,36 million de tonnes de riz blanchi d’après les chiffres de l’ONDR (office national de développement du riz). Des importations qui induisent des sorties importantes de devises alors que selon experts, le pays dispose de terres fertiles pour produire suffisamment de riz sur toute l’étendue de son territoire.


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