Togo : comment l’exécutif rassure les opérateurs économiques

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Le gouvernement togolais se veut rassurant quant aux éventuelles conséquences de la crise dans les milieux économiques du pays
Après environ 3 mois de crise politique et une tentative de médiation entamée par le président ghanéen, le gouvernement togolais se veut rassurant quant aux éventuelles conséquences  dans les milieux économiques du pays.

Au terme d’une réunion du Comité de concertation entre l’Etat et le secteur privé, l’exécutif n’a pas passé sous silence la situation politique qui est loin de favoriser une bonne marche des activités. Et de rassurer le secteur privé, cheville ouvrière d’une croissance économique dont les prévisions ont été révisées à la baisse.
Selon le premier ministre, Klassou Selom, cette rencontre, première du genre sur demande du président Faure Gnassingbé, vise à échanger avec les acteurs du secteur privé sur l’évolution des activités économiques en rapport avec la crise sociopolitique conjoncturelle actuelle que connait le pays. « L’idée étant de saisir l’occasion pour discuter avec les opérateurs économiques du privé et surtout les rassurer par rapport aux mesures prises par le gouvernement, sous la houlette du chef de l’Etat, en vue de favoriser l’investissement, susciter la consommation et stimuler la croissance dans notre pays », a-t-il déclaré.
En rappel, le gouvernement togolais avait adopté un collectif budgétaire et un projet de loi des finances exercice 2018 quelque peu impactés par la situation politique. Ils sont, selon le premier ministre, « en faveur du secteur privé de même que les mesures politiques envisagées par le gouvernement pour trouver une solution viable, et ce, dans un cadre apaisé, à la crise actuelle ».
La révision de la loi de finances initiale se justifie, entre autres, par « la situation sociopolitique nationale qui a un impact négatif sur l’activité économique », selon un communiqué du conseil des ministres tenu mercredi 8 novembre. Les recettes fiscales et non fiscales ont été revues à la baisse respectivement de 625,4 milliards de FCFA à 614 milliards, et de 56,1 milliards à 53,3 milliards pour, dit-on, « se conformer au cadrage du programme conclu avec le FMI » tout de même inquiet par la crise.

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