Le Cap-Vert veut devenir une plateforme du commerce international

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Le Premier ministre Jose Correia e Silva du Cap-Vert et le président Benedict Oramah d’Afreximbank lors de l’ouverture du séminaire avancé sur le financement structuré du commerce.

Le Premier ministre Jose Correia e Silva du Cap-Vert a ouvert, le 6 novembre 2017 à Sal, au Cap-Vert, le séminaire et les ateliers sur les financements du commerce structurés avancés, organisés par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank).

D’emblée, le chef du gouvernement précise que son pays était déterminé à devenir un pôle de commerce international. «Le Cap-Vert a l’intention de devenir un marché international», a t-il expliqué à une assistance nombreuse de banquiers et d’experts en trade Finance et financement structuré. «Nous avons élaboré un programme spécifique pour atteindre cet objectif»,  détaillant la vision stratégique de son pays confronté aux défis de la logistique.

Il a fait savoir que, pour résoudre le problème des lignes de transport inadéquates entre les pays africains, le Cap-Vert avait lancé un projet pour relier l’Afrique au reste du monde, utilisant le Cap-Vert comme plaque tournante. Ce plan comprend des vols à destination de Lagos et d’Accra à partir du mois prochain, et ultérieurement à destination d’Abidjan, de Dakar et de nombreuses autres villes d’Afrique, afin de développer le commerce intra-africain.

Auparavant, Dr Benedict Oramah, Président d’Afreximbank, a souligné le fait que la formation sur les financements du commerce structurés était destinée à donner aux participants les compétences permettant de structurer des accords viables de financement du commerce et de la chaîne logistique de complexité variable, et ainsi de faire d’eux des agents stimulant le commerce intra-africain et la transformation structurelle du continent. Cette formation visait également à insister sur les changements rapides qui affectent les financements du commerce et leurs conséquences sur la manière dont les accords sont initiés et structurés.

Dr Oramah a ajouté que les pays d’Afrique étaient de plus en plus conscients de la nécessité de renforcer l’intégration du continent, de développer le commerce intra-africain et d’instaurer des conditions favorables aux investissements intra-régionaux, dans le but d’accélérer le développement. Il a fait remarquer que le commerce intra-africain ne pouvait se développer que si l’Afrique diversifiait son économie, réduisant par la même occasion les risques associés au financement du commerce.

« On ne peut trop souligner l’importance du rôle du financement de ce commerce », a indiqué le Président. « En raison de la nouveauté des marchés régionaux, nous devons créer des instruments qui réduiront, pour les commerçants, les risques associés aux paiements, y compris les risques liés aux pays ».

« Les banquiers qui font des affaires en Afrique doivent s’adapter aux besoins du continent et à l’environnement d’affaires qui évolue constamment », a-t-il affirmé.

Au sujet du rôle de la technologie dans les financements de la chaîne logistique, il a précisé que la technologie blockchain, l’intelligence artificielle et l’essor des paiements mobiles auraient des conséquences sur le cadre de compétences, technologique et réglementaire qui régirait le financement du commerce à l’avenir. Les banquiers et les banques africaines devaient donc se préparer à l’environnement commercial qui évolue très rapidement.

Dr Oramah a souligné que les données représentaient une nouvelle classe de produits et a affirmé que « l’entité qui contrôle les données est l’entité qui contrôle le monde ».

Il a félicité le gouvernement du Cap-Vert pour les mesures audacieuses qu’il met en place actuellement pour réaliser la transformation économique, notamment les efforts accomplis pour faire du Cap-Vert une plaque-tournante de l’aviation et la mise en œuvre de réformes du secteur financier qui pourraient faire du pays un centre financier important. Il a assuré qu’Afreximbank souhaitait être un allié de confiance du Cap-Vert.

D’autre part, Olavo Correia, ministre des Finances du Cap-Vert, a affirmé qu’il était essentiel d’utiliser le séminaire sur les financements du commerce structurés pour renforcer le lien entre le financement du commerce et la promotion du commerce intra-africain.

Plus de 200 participants de haut profil, notamment des PDG, des directeurs généraux et d’autres directeurs représentant des banques, d’autres établissements financiers et des organismes impliqués dans la promotion du commerce, participent au séminaire et aux ateliers, les 17e de la série. Environ 1 600 professionnels du financement du commerce africain ont déjà pris part aux séminaires et ateliers depuis qu’ils existent. Cette année, l’événement s’achèvera le 9 novembre.

 

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