Centrafrique: de la Françafrique à l’Eurafrique

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CentrafriqueAprès les démissions conjointes du président Michel Djotodia, et de son premier ministre, Nicolas Tiangaye, la feuille de route de la transition devra encore subir quelques changements assistés par la France et le Tchad.  Outre la nomination d’un duo chrétien-musulman au sommet de l’Etat (6 candidats sont en lice dont le président du conseil national de  la transition, Alexandre Ferdinand , ou encore Maître Lin Banoukepa, proche de François Bozizé) , il est question d’impliquer l’Union Européenne (réponse de celle-ci le 20 janvier) et l’Union Africaine.  

En clair, l’opération française au non de code  “Sangaris”, forte de 1 600 hommes et d’un budget encadré, devra faire place à une intervention plus internationale et moins tricolore.

Au moment même où Michel Djotodia présentait sa démission devant les chefs de l’Etat de la CEEAC réunis en urgence au Tchad, l’Union Européenne, via ses ambassadeurs de politique économique et sécuritaire (le fameux CoPS)  étudiait la possibilité de l’envoi des troupes. Les troupes de l’UE (environ 600 soldats) devront patrouiller à Bangui et notamment au niveau de l’aéroport.  Mais les réticences européennes sont nombreuses. Historiquement, l’UE n’a jamais financé directement une opération extérieure.

Tout au plus, la France obtiendra un engagement symbolique et une intervention française sous le label européen.  De l’autre côté, la MISCA (Mission internationale pour la Centrafrique) sous l’égide de l’ONU va se renforcer selon les voeux de Ban Ki Moon.  Forte de 4000 hommes à majorité tchadienne, cette mission n’a pas encore les hommes et les moyens de sa politique.

 

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