La Côte d’Ivoire s’affirme désormais comme la juridiction minière la plus attractive de la sous-région ouest-africaine, selon le dernier rapport annuel du Fraser Institute publié le 26 février 2026. Avec un score global de 60,92 sur 100, Abidjan progresse par rapport aux 55,70 points enregistrés en 2023.
Cette dynamique positive permet à la nation de se hisser au 5ᵉ rang continental et à la 47ᵉ place mondiale, consolidant son statut de destination privilégiée pour les capitaux étrangers dans un secteur extractif globalisé et hautement concurrentiel.
Le classement du Fraser Institute fait figure de référence mondiale pour l’audit des environnements miniers, s’appuyant sur des enquêtes rigoureuses menées auprès de dirigeants de compagnies opérant dans 68 juridictions. L’évaluation repose sur une analyse croisée de deux piliers fondamentaux : la perception des politiques minières (cadre réglementaire, fiscalité, stabilité) et le potentiel minéral intrinsèque du sous-sol. Le score obtenu par la Côte d’Ivoire reflète ainsi une validation technique de son écosystème par les décideurs internationaux de l’industrie minière.
L’ascension ivoirienne dans ce classement traduit une confiance accrue des investisseurs envers les réformes institutionnelles entreprises par l’État. Les progrès notables enregistrés sur le volet des politiques publiques indiquent une meilleure prévisibilité du cadre opérationnel et une sécurisation des investissements à long terme. Cette reconnaissance internationale valide l’efficacité des mécanismes de gouvernance minière, essentiels pour attirer les majors de l’exploration et de l’exploitation dans un contexte de transition énergétique mondiale.
En franchissant la barre symbolique des 60 points, la Côte d’Ivoire veut ainsi démontrer sa capacité à transformer son potentiel géologique en opportunités économiques concrètes. Ce positionnement stratégique devrait catalyser de nouveaux flux d’investissements directs étrangers (IDE), favorisant la découverte de nouveaux gisements et l’ouverture de sites de production modernes. Le maintien de cette trajectoire ascendante restera conditionné par la poursuite des réformes structurelles et l’optimisation continue de la transparence dans la gestion des ressources minérales du pays.

