Lancée le 21 décembre 2025 à Rabat, la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations tenue au Maroc a tenu ses promesses avec une finale remportée par l’équipe du Sénégal dimanche 18 janvier. Au-delà du bilan sportif diversement apprécié, la compétition aura été bénéfique pour le pays hôte, au plan économique.
« C’est l’une des CAN les plus rentables de l’histoire pour la CAF et pour le pays organisateur. Nous avons un effet multiplicateur par 1,8 voire 2 des revenus des investissements mis dans la CAN, une accélération de notre croissance et une accélération de la création d’emplois que nous estimons à 100.000 (…) », a en effet déclaré Ryad Mezzour, le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, le 19 janvier dans les médias.
« Notre pays a bénéficié des investissements qui ont été faits pour le rendez-vous de la CAN, qui a été elle-même un accélérateur de développement. En 24 mois, on a gagné une dizaine d’années de développement en termes d’infrastructures qui donnent d’ores et déjà des retombées sur la population en termes de transport, de système de santé, et d’emplois », a-t-il aussi ajouté, avant de conclure : « nous sommes très satisfaits des retombées économiques de cette CAN ».
Selon le ministre, cette compétition a contribué à la mise en place d’un réseau de service de classe internationale au sein même du royaume, et même une augmentation de la consommation estimée entre 25 et 30%. Cette organisation a généré plus de 1 milliard d’euros de revenus pour le Maroc, s’est-il félicité
Le Maroc, qui coorganise la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, aura investi plus de 20 milliards de dirhams (environ 1,8 milliard d’euros) pour moderniser et construire les infrastructures pour les besoins de cette CAN.

