La cérémonie de première cotation de l’emprunt « FCTC ORABANK 7 % 2021-2026 » d’Orabank Togo s’est tenue en mode virtuelle ce jeudi 28 juillet. Il est ainsi admis au compartiment des obligations de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BVRM).

Cette opération, qui constitue la toute première de titrisation de créances pour une société togolaise, avait permis à la banque, en décembre 2021, de lever un montant de 25 milliards de FCFA sur le marché. Initialement prévue pour durer une quinzaine de jours, la diffusion des titres a été clôturée par anticipation dès le lendemain du lancement effectué depuis les locaux du siège de la banque à Lomé.

« Au-delà de son incontestable succès, cette opération nous conforte dans notre positionnement sur marché financier et bancaire. La titrisation des créances étant ce montage financier par lequel Orabank a pu obtenir un financement par la transformation de ses créances titres financiers négociables et liquides sur les marchés financiers, sa réussite de l’opération répond aux aspirations de la banque », a commenté Guy Martial Awona, le directeur général d’Orabank Togo, lors de la cérémonie de première cotation.

Cette dernière marque également la première d’un fonds commun de titrisation de créances (FCTC) sur le marché depuis le début de l’année 2022, et la 3e qui sera cotée à la BRVM depuis 2020.

Commentant les performances de cette opération prisée par les investisseurs de l’Uemoa, Moussa Davou, directeur du département des opérations et des systèmes d’information de la BRVM, représentant le directeur général de la bourse basée à Abidjan, a déclaré qu’elles traduisent la volonté de ces derniers « d’expérimenter des instruments financiers innovants qui leur permettent de diversifier le risque de leur portefeuille tout en leur apportant une certaine rentabilité ».

Un « véritable instrument de refinancement »

« La titrisation apparait alors pour nous comme un véritable instrument de refinancement pour les acteurs bancaires de l’Uemoa dans un contexte de mise en œuvre de la réglementation de Bâle II et Bâle III.  Orabank Togo devient ainsi le premier établissement bancaire au Togo à se refinancer sur le marché financier de l’Uemoa par ce mécanisme innovant », dira-t-il.

« Le succès de l’opération m’amène à exhorter l’ensemble des acteurs du secteur privé de la sous-région en général et ceux du Togo en particulier à faire recours à ces mécanismes innovants pour financer le développement de leur activité et favoriser la croissance économique de nos pays », a conclu Moussa Davou.

Cette opération, indique-t-on, aura donc permis à la banque leader du marché togolais de refinancer son portefeuille de crédits, de bénéficier d’une nouvelle trésorerie, de soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de projets nationaux et d’optimiser la gestion de ses ratios prudentiels. « Elle permettra (…) de réaliser plusieurs rechargements, ainsi que des émissions subséquentes d’obligations, constituant de ce fait un outil pérenne de refinancement », ajoute le directeur général d’Orabank Togo.

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