Le coup d’Etat au Burkina Faso orchrstré par une junte surnommée le “Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration » (MPSR)  fait dégrader fortement  la note ‘B/B’ du  pays dans la catégorie hautement spéculative de ‘CCC+\C’ de l’agence Standard and Poor’s. La mesure est assortie d’une mise sous surveillance. 

Aux mains des militaires depuis le 24 janvier, le pays ouest africain a vu sa constitution et son parlement suspendus. La mise sous surveillance reflète la crainte de S&P de voir la note du Burkina Faso se détériorer encore dans les prochains mois. Les risques que Ouagadougou fasse défaut sur les prochaines échéances du remboursement de sa dette commerciale sont élevés.
La communauté financière redoute aussi que la junte ne mette la main sur les rares ressources disponibles des régies financières du pays. La prochaine publication de la notre du Burkina Faso est fixée pour le 13 mai 2022. La note pourrait encore être dégradée si l’entêtement de la junte conduit aux sanctions de l’UEMOA, de la CEDEAO et de la communauté internationale, causant la fermeture des accès du pays à la dette concessionnelle et commerciale. Réélu en novembre 2020 pour un second mandat de 5 ans, le président Roch Marc Christian Kaboré est aux mains des mutins. Le Burkina Faso opère un retour en arrière par rapport au processus démocratique enclenché depuis 2015, relève S&P.

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