Le prix du pétrole de Brent a atteint mardi 18 janvier son plus haut en sept ans, dopé par les perturbations de l’offre en Libye et au Nigeria entre autres, et par une remontée de la demande malgré la progression du variant Omicron dans le monde.

Le Brent ou brut de mer du nord, une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole de la mer du Nord. Coté sur l’InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l’énergie, il évoluait à 87,28 dollars vers 06h00 mardi (+0,94%), dépassant ainsi son record d’octobre 2014 (86,74 dollars). Il avait déjà rattrapé, la veille, son sommet d’octobre 2018.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange) pour livraison en février, montait pour sa part de 0,68% à 84,86 USD.

Ainsi, au moment où nous mettons en ligne cet article, ce mardi 18 janvier 2022, le cours du pétrole Brent en dollars s’établit à 87,41 USD (+0,93; 1,08%), et celui du baril de pétrole est de 85,05 USD (+1,23; 1,47%).

Facteurs

Plusieurs facteurs contribuent à ce rebond, notamment les interruptions de la production « en Libye, au Nigeria, en Angola, en Equateur et, plus récemment, au Canada en raison du froid extrême », explique Hussein Sayed, analyste chez Exinity cité par les médias.

« Les marchés restent concentrés sur l’équilibre délicat entre l’offre et la demande, qui semble avoir un impact assez important sur les fluctuations de prix tout au long de la reprise économique post-pandémie », remarque Walid Koudmani, analyste chez XTB.

A la baisse de production vient s’ajouter le risque géopolitique. En effet, indiquent les prévisions à cours moyen terme de certains analystes, si le conflit entre la Russie et l’Ukraine s’intensifie et entraîne de nouvelles perturbations de l’approvisionnement en gaz russe de l’Europe, les prix de l’énergie, et donc du brut, pourraient encore augmenter.

Interrogations

Les questions que nous sommes en droit de nous poser face à ce rebond spectaculaire sont les suivantes : s’agit-il d’un rebond passager? Où va t-il s’établir aussi longtemps sur le marché ? La hausse va-t-elle se poursuivre ?

Différentes nouvelles semblent figer, pour le moment, les prix du brut. D’abord, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, au premier rang desquels, la Russie, réunis au sein de l’Opep+, ont fini par s’entendre sur un encadrement de la production, ce qui donne de la visibilité au marché. Ensuite, les découvertes des différents variants Delta et Omicron du Sars-CoV-2 remettent en question la solidité de la reprise économique, donc de la demande de pétrole.

C’est ainsi qu’il serait judicieux pour les pays africains producteurs du pétrole de demeurer aussi prudents en évitant de revoir les lois des finances de façon précipitée surtout que nous sommes en début d’exercice budgétaire. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets.

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