L’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), au pouvoir entre septembre 2013 et août 2020, est décédé ce dimanche 16 janvier à l’âge de 76 ans. D’abord élu en 2013 puis réélu en 2018, l’ex-chef d’Etat a été renversé par un coup d’Etat conduit par Assimi Goita actuellement au pouvoir, dans un contexte politique marqué par des manifestations réclamant son départ.

Après des études en France, IBK revient au pays, en 1986, et milite au sein de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ). Cinq années plus tard, il est nommé directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle d’avril et mai 1992, après la chute de Moussa Traoré en 1991. Une fois élu, Alpha Oumar Konaré le nomme « conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali ». En 1992, il devient ambassadeur du Mali auprès de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger, avant d’être nommé en novembre 1993, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

De la diplomatie, IBK est nommé Premier ministre par Alpha Oumar Konaré le 4 février 1994. Il rendra sa démission le 14 février 2000 avant de quitter le pays et de lancer, un an après, le Rassemblement pour le Mali (RPM).

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2002 avec son nouveau parti, Ibrahim Boubacar Keïta a aussi tenté sa chance en 2007 sans obtenir gain de cause. Il a, par ailleurs, présidé le bureau de l’Assemblée nationale entre 2002 et 2007.

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