Le journal financier panafricain ‘Financial Afrik’ tient son évènement annuel, les Financial Afrik Awards, depuis ce jeudi 16 décembre à Nouakchott (Mauritanie). Un rendez-vous dont la première journée, riche en débats, a tenu toutes ses promesses.

« L’Afrique en 2050 : enjeux et défis ». C’est le thème du panel 1 des Financial Afrik Awards qui a lancé une première journée riche en débats. Les échanges ont été menés par Kane Ousmane Mamoudou, ministre des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs de la Mauritanie, Cheikh El Kebir Moulaye Taher, gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, et Ylias Akbaraly, CEO de Redland qui opère dans l’aviation, l’industrie, l’immobilier, l’énergie, la banque et le tourisme, entre autres. Un panel de haut niveau modéré par Stan Zeze-Bayard, le président directeur général de Bloomfield Investment Corporation.

Sur le sujet, les trois panelistes ont émis leurs idées pour que l’Afrique relève ses principaux défis d’ici 2050. Ainsi que d’autres participants présents dans la salle, à l’instar de Pathé Dione, PDG du groupe Sunu, de Blaise Ahouantchédé, l’ex-DG de Gim-Uemoa, et de Didier Acouetey d’Afric Search. En somme, trois heures de discussions pour plancher sur les piliers qui, selon les acteurs, doivent gouverner l’Afrique en 2050 : l’éducation (le capital humain), la bonne gouvernance, la sécurité (dans toutes ses dimensions), la production, l’intégration (à travers la technologie et la monnaie unique, quitte à commencer par une monnaie digitale unique), l’entrepreneuriat, les infrastructures et le partenariat public-privé, entre autres. Ils ont, par ailleurs, demandé à éviter le procès du colonialisme. « Il faut tourner la page et faire une rupture ».

Ce panel a été suivi du deuxième ayant porté sur le thème : « évolution des technologies et de l’écosystème bancaires ». Le gouverneur Cheikh El Kebir Moulaye Taher de la Banque centrale de Mauritanie, Keynote Speaker, a lancé les échanges avec une présentation sur les enjeux de la supervision bancaire dans le contexte de nouvelles monnaies (électroniques et cryptomonnaies). Le premier intervenant, Yves Eonnet, président et cofondateur de Skaleet (ex-TagPay) s’est prononcé sur les nouveaux core banking systems présentés comme les accélérateurs de l’inclusion financière, et le deuxième, Mohamed Taya, directeur exécutif de la Banque Al Wafa (BAMIS), a fait son exposé sur la banque à l’heure de la digitalisation. Le ministre Papa Amadou Sarr, délégué général à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes à la présidence du Sénégal a également pris part aux débats conduits par Hapsa Dia, la Head of Business Development d’InTouch.

Cette première journée a été bouclée par un troisième panel autour du financement des infrastructures en Afrique, et modéré par Ousmane Diagana, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale. Le Mauritanien était entouré de Ba Alhassane, expert en Finance et Administrateur de Sociétés, de Didier Acouetey d’Afric Search et M. Kabata de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).

A noter que tous les participants ont salué l’accueil à eux réservé par les autorités et le peuple mauritaniens. « Développement, croissance, etc., c’est bien. Mais ne jamais perdre cette tradition, cette culture, cette source que nous les Africains nous avons », a fait savoir Ylias Akabaraly dès sa prise de parole.

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