Une vue du port de Douala, principal point d'embarquement et de débarquement des marchandises du Cameroun

La place de la digitalisation au sein de l’activité portuaire constitue la toile de fond du 41è conseil de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’ouest et du centre (AGPAOC) et de la 16è table ronde des directeurs généraux de cette organisation dont les travaux se déroulent du 29 novembre au 3 décembre 2021 à Douala. Si la thématique centrale porte sur le « port digitalisé comme modèle d’efficacité portuaire », plusieurs sujets sont à l’ordre du jour en rapport avec la chaîne logistique internationale. Il est notamment question de faire un état des lieux de la numérisation dans l’espace portuaire, d’accélérer la feuille de route de la digitalisation portuaire, maritime et logistique ainsi que de la mise en œuvre des nouvelles recommandations internationales en matière de cybersécurité portuaire.

Dans ce sillage, les participants ont pu apprécier l’expertise en la matière d’un pionnier de la digitalisation, en l’occurrence, le Guichet unique des opérations du commerce extérieur (GUCE) du Cameroun. Il en ressort de l’exposé présenté par cette entreprise que la digitalisation est un facteur clé de la compétitivité des ports en ce sens que l’écosystème portuaire digital allie à la fois l’infrastructure, la connectivité qui permet notamment d’établir une liaison y compris avec les pays d’hinterland, les services qui sont un élément central du dispositif portuaire à quoi se greffe l’approche inclusive qui couvre l’ensemble de la communauté portuaire.

D’après le GUCE, la digitalisation comporte de nombreux avantages au rang desquels la traçabilité des opérations, la sécurisation des fonds à travers les paiements électroniques, la réduction des coûts et des délais de passage des marchandises, toutes choses qui concourent à la compétitivité des entreprises. L’on a ainsi pu mesurer le rôle déterminant de la digitalisation dans la conduite des activités depuis la survenue de la crise sanitaire liée au coronavirus. Autrement dit, le regroupement des fonctionnalités commerciales, réglementaires, financières et de transport à partir d’une plateforme électronique à l’instar du e-Guce apporte de la valeur ajoutée à l’activité économique. Toutefois, pour plus d’efficacité, un plaidoyer a été lancé pour la numérisation des administrations techniques celles-ci ayant été pointé d’un doigt accusateur comme celles qui retardent généralement l’optimisation de la digitalisation portuaire.

S’appuyant sur un environnement économique en pleine mutation, l’AGPAOC estime que la mise en place de la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAF) apparait comme une chance pour doper des échanges interafricains. Dans ce contexte, des organismes à l’instar de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou de l’Organisation maritime internationale (OMI) ont un rôle central à jouer pour booster le commerce international.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here