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Francophonie : peut-on parler d’une révolution FAOS ?

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Quatre lettres bouleverseront bientôt l’ordre économique dans l’espace francophone. Il s’agit du « FAOS », une entité économique du Groupement du patronat francophone (GPF), qui se veut créateur de synergie économique et une plateforme d’affaires. Parmi les trois porteurs du projet, le Sénégalais Bara Ndiaye, fondateur d’AMS, qui nous fait part de sa vision de l’instrument destiné à marquer l’espace business francophone sur les 20 prochaines années.


En quoi ce projet FAOS vous a mobilisé et quelle est la patte Bara Ndiaye dans cette aventure ?

Ce projet m’a particulièrement mobilisé, parce que c’était un rêve de créer cet espace économique au sein de la Francophonie. La Francophonie, c’était Senghor, nos anciens présidents, c’était Aimé Césaire et beaucoup de valeurs communes. FAOS est une entité économique du GPF (Groupement du Patronat Francophone), créateur de synergie économique, c’est-à-dire pour la première fois un espace en concurrence du Commonwealth est devenu un espace francophone et cet espace sert de partage de service, de partenariat, de business donc d’affaire. L’ensemble des membres de cet écosystème vont pouvoir échanger entre eux, créer de l’économie au profit de tout le monde, plus dans un environnement politique, diplomatique, on est dans un environnement d’affaire puisque le monde est piloté aujourd’hui par l’économie avec des valeurs en commun.

Mon implication, c’est que je suis reconnu en Afrique comme monsieur plateforme qui digitalise tout avec toute modestie et le fait d’initier ce projet là en tant qu’associé et acteur avec le président du GPF qui est Jean-Lou Blachier, avec toute l’équipe de FAOS présidée par Aurélie Serel, nous nous sommes lancés ce challenge, en faisant contribuer les étudiants d’une grande école française -l’École Polytechnique de Paris que j’ai eu l’honneur de piloter pour sortir de ce projet.

Quelle est la vocation de FAOS en définitif ?

Ce n’est pas simplement un espace de business. Nous y incuberons aussi des start-ups africaines, canadiennes, de tout l’espace francophone soit plus de 88 pays et 30 millions d’entreprises. On améliorera progressivement FAOS, à l’optimiser pour être le plus inclusif possible. On aura bientôt au niveau du GPF (c’est en incubation) GPF des projets comme un espace d’investissement.

L’objectif est de créer une zone de « libre business» au niveau francophone, comment voyez-vous la suite par rapport à FAOS et surtout les résultats seront-ils au rendez-vous dès la première année ?

Oui effectivement, FAOS est une vaste zone d’échange économique. Maintenant dans notre stratégie, on va faire économiser de l’argent aux entrepreneurs dans un premier lieu. C’est-à-dire qu’on va créer une plateforme multidevise et multi systèmes d’exploitation. Cela sera accessible sur tous les terminaux digitaux et mobiles. On permet à tous les entrepreneurs de cet écosystème de limiter ces déplacements, d’accéder à la plateforme et d’y faire des échanges économiques. Donc la francophonie, c’est 274 millions d’interlocuteurs et ce n’est pas négligeable, dans la mesure où le GPF est créateur de synergies économiques. FAOS est une porte d’entrée dans les nouveaux marchés. Je viens de Dakar récemment en participant sur une invitation du Mouvement du patronat sénégalais avec une cérémonie de remise de prix, l’équivalent des awards en tant qu’entrepreneur. J’ai accompagné notre président Jean Lou Blachier et notre directeur de communication. Pourquoi moi, parce que FAOS doit-être mis en avant en Afrique, au Canada, en Belgique, au Vietnam et même le Qatar, l’Ile Maurice sont intéressés, donc vous voyez l’envergure de FAOS, qui est un challenge pour nous tous aujourd’hui. Pour conclure, on peut considérer FAOS, comme un guichet unique pour les échanges dans l’es espaces francophones et francophile

Parlons de votre parcours personnel, Bara Ndiaye, puisque vous avez créé une entreprise technologique. Quel est votre regard sur ces derniers mois passés et sur ceux qui sont à venir ?

Je suis toujours dans le Conseil des grandes entreprises françaises. Côté entreprenariat, je viens effectivement du Sénégal où je redynamise mon entreprise, je fais une relance par rapport à ce que j’avais créé bien que la COVID nous ait ralenti.  Mais qu’est ce qui construit la mentalité d’un entrepreneur ? c’est la persévérance, la pugnacité, une des valeurs auxquels je crois, c’est le dynamisme et la motivation. Donc nous sommes en pleine relance. Mais on atteindra nos objectifs, cela est sûr. Donc la crise a été riche en termes d’enseignements, riche en termes de réflexions d’orientation et de projections, donc en tant qu’entrepreneur, on ne peut que se relever plus fort.

Vous avez créé énormément de choses avec AMS, FAOS, quel problème aimeriez-vous résoudre, avec quelles solutions à apporter ?

J’ai de l’appétit pour mon domaine de prédilection, autant pour FAOS qu’AMS. Je suis actionnaire de FAOS, qui est la plateforme de l’avenir, sur laquelle tout le monde va converger. Avec mes associés, j’ai cette ambition-là. Le prochain objectif est de participer massivement et activement à la digitalisation de l’ensemble du service public du continent africain. On a les moyens, l’Afrique a les Smartphones, l’Afrique est digitalisée aujourd’hui. Il y a le wifi, des connections, des cartes prépayées, des bornes partout, on peut faire beaucoup de choses avec la digitalisation, la numérisation. Les Etats ont compris cet enjeux-là. Il faut simplement que les étudiants arrêtent de faire la queue dans les facs et que leurs inscriptions soient digitalisées à 100%.  Nous devons avoir des systèmes de santé avec des carnets de santé électroniques et tant d’autres domaines… Effectivement, je n’aurais pas la prétention de me hisser au nom de certain dans ce monde. Bill Gates, Mark Zuckerberg ou Elon Musk. Mais ils ont eu des rêves, ils ont travaillé. Ils y sont arrivés. Je suis franco-sénégalais, j’opte pour la francophonie, j’opte pour la France, le Sénégal, l’Afrique parce que c’est mon continent de cœur et participer à la numérisation et la digitalisation de l’Afrique serait un accomplissement majeur. Et pourquoi pas, on va créer des personnalités, qu’on va écouter, qui auront des expertises très loin, tout ce qu’il faut sur place. C’est cela ma mission de vie.

Nous sommes à mi-chemin de l’année, quelles sont les perspectives pour les 6 prochains mois ?

Le premier objectif qui est quasi atteint, c’est le déploiement, la publication et la sortie de la plateforme presque finalisée. Au niveau du Groupement du patronat francophone, effectivement, nous avons des rencontres économiques que nous allons organiser au Sénégal, en Côte d’Ivoire puis au Qatar et dans d’autres pays. Puis nous participerons au Forum international des entreprises francophones (FIEF) qui aura lieu les 9 et 10 novembre 2021 à Dakar, avec de grandes personnalités de la République Française, du monde francophone et des différents pays africains et des partenaires. Lors de ce Forum, nous mettrons l’accent sur des nouveautés, qui vont être intégrées dans la plateforme FAOS avec des rencontres et 2 jours de tables rondes.

Rudy Casbi
Rudy Casbi est Diplômé de journalisme. Ses écrits portent sur la finance, l'entrepreneuriat, la culture et les nouvelles technologies. Actif dans le rapport entre la diaspora et le continent, il est à l'origine de plusieurs initiatives porteuses entre l'Europe et l'Afrique.

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