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Mauritanie: ni lingots d’or ni milliards de FCFA chez Aziz

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L’ancien président mauritanien, Mohamed Abdel Aziz, droit dans ses bottes, nie en bloc. « On n’a jamais découvert 65 kilos de lingots d’or chez moi, encore moins 100 milliards de FCFA », déclare-t-il à RFI, précisant que tout ce que les gendarmes ont trouvé chez lui est un vieux sabre, « un objet d’art », deux vieilles armes de calibre 12 et des objets personnels.
Après une année de procédures, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu, mardi 11 mai, à une nouvelle convocation des juges du pôle anti-corruption chargés du dossier. C’est dans ce cadre que les enquêteurs ont déposé une commission rogatoire en vue de chercher la présence présumée d’or dans sa résidence de Beni Chab, située à 150 km au nord de Nouakchott. Sous résidence surveillée depuis plusieurs mois, celui qui a régné sur la Mauritanie pendant dix ans, de 2009 à 2019, refuse jusque-là de répondre aux questions des enquêteurs, s’arc-boutant l’article 93 de la constitution mauritanienne qui, estime-t-il, le place au dessus de la justice ordinaire.  » Mon problème est politique. Ils veulent que je renonce à mes droits », explique Mohamed Abdel Aziz, déterminé à faire de la politique.
Parlant du gouvernement de son successeur, le président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani, lié à lui par 40 ans d’amitié, Aziz n’a pas assez de mots pour critiquer ce pouvoir formé par des «caciques» de tous les régimes précédents. Depuis le 12 mars dernier, l’ex-chef de l’État fait l’objet de poursuites judiciaires pour corruption, détournement des biens publics et blanchiment d’argent. « Il ne faut pas qu’ils pensent qu’ils peuvent me faire plier (…) Je ne partirai pas, ni au Sénégal, ni au Mali, ni au Maroc, ni en Algérie, ni dans un quelconque autre pays et ni en France », avertissait-il il y a quelques semaines. L’ancien chef de l’Etat a fait son retour sur la scène politique en rejoignant récemment un petit parti d’opposition, le Ribat national, après avoir été évincé de l’Union pour la République (UPR), qu’il avait fondée en 2009 et qui détient toujours une forte majorité au parlement.

Zeinab Filali
Basée à Casablanca, journaliste et expert en communication financière. Adore l’Afrique et appréhende l’écriture journalistique comme une mission qui se résume à un seul mot: Informer.

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