Mali : Bah N’Daw attendu en Algérie ce samedi

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Bah N'Daw, président de la transition

Au Mali, le président de la Transition, Bah N’Daw, entame ce  samedi 13 mars pour une visite d’amitié et de travail de deux jours en République démocratique et populaire d’Algérie.

Il s’agit de la première du genre depuis son installation au pouvoir le 25 septembre 2020.  Cette visite du chef de l’État malien  en Algérie sera une occasion de renforcer les relations de coopération entre les pays qui partagent 1.329 km de ligne frontalière entièrement bornée depuis 1985.

Dans un communiqué de presse diffusé à la presse, la présidence de la République du Mali précise qu’« au cours de son séjour, le chef de la Transition aura des échanges avec les autorités algériennes sur la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, la relance du processus d’attribution de la 4ème licence mobile et celle des activités de recherche pétrolière sur le bloc du bassin de Taoudéni ». Les deux parties aborderont également la situation de la diaspora malienne forte de 7.000 personnes qui vivent majoritairement à Alger et dans la partie méridionale du pays (Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Bechar).

Un des objectifs de cette visite du chef de l’État malien en Algérie est la contribution de ce grand voisin dans le processus d’accélération du processus de stabilisation du pays. Au-delà de l’opportunité du tête-à-tête que le président Bah N’Daw aura avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, deux thématiques majeures meubleront la visite de travail du chef de l’État : la paix et la sécurité.

Par ailleurs, l’Algérie a toujours joué un rôle d’interface et stratégique pour le Mali sur le plan de la sécurité. C’est également elle qui dirige le Comité de suivi dudit Accord. Le Comité de suivi de l’application de l’Accord, placé sous l’égide d’Alger, n’a ménagé aucun effort pour maintenir l’équilibre de ce processus. Sous le leadership de l’Algérie, les partenaires de l’Accord se sont réunis pour la première fois, en mi-février 2021, dans la ville de Kidal.

« Au regard des enjeux sécuritaires et économiques du moment, il fallait que les deux chefs d’État se rencontrent. Sur la question du Sahara occidental, le Mali réaffirmera sa position qui est identique à celle des Nations unies », a expliqué, une source diplomatique sous couvert d’anonymat.

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