Infrastructures routières : quelles retombées économiques pour la future route transsaharienne ?

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C’est à l’issu du forum ministériel africain qui s’est tenu du 9 au 13 décembre 2013 à Tunis, que la Banque africaine de développement (BAD) avait remis le projet de l’autoroute transsaharienne sur la table africaine.

Il s’agit d’une enveloppe symbolique de 184 millions USD essentiellement accordé dans le but de concrétiser la construction des 9.022 kilomètres d’asphalte, le corridor transafricain, rejoignant Alger à Lagos ainsi que Dakar à Djibouti. Aujourd’hui, cette belle initiative panafricaine semble prendre du galon auprès des institutions, organisations et gouvernements concernés. La priorité étant la nécessité de relier les membres de l’Union africaine afin de maximiser les échanges commerciaux, la disponibilité des services et l’intégration régionale du continent africain sont prédominantes.

Selon Mohamed Ayadi, secrétaire général du Comité de liaison de la Transsaharienne (CLRT), « la route transsaharienne ne sera pas achevée de sitôt ». Il souligne cependant l’avancement en Algérie et au Niger. Toujours selon ses dires, le Mali et le Tchad seraient, de leur côté, limités par leur situation financière et politique précaire.

Par ailleurs, un document de l’Université de Sherbrooke (Canada) révèle que « l’instabilité économique et le manque de financement ne sont pourtant pas les seuls responsables du retard de la transsaharienne. La situation dans le Sahel, particulièrement au Mali, s’avère un frein de taille à l’accouchement du programme ».

Concernant les retombées économiques, il semblerait que la majorité, soit près de 80% des échanges commerciaux de l’Algérie soient entretenus avec son voisin, la Tunisie. Pour ce faire, le pays ne se renflouerait pas en empruntant l’axe Alger-Lagos. L’axe de « la Transsaharienne Alger – Lagos sera totalement achevé au plus tard fin juin 2020 ».  Il s’agit d’un projet d’infrastructure d’importance majeure pour le continent africain.

Cette route Transsaharienne est conçue en partie pour desservir les Hauts plateaux, et ne paraît pas à elle seule satisfaire les attentes en matière de redressement économique. La création d’instances favorisant les échanges commerciaux et renforçant les liens économiques s’avère donc indispensable. Toutefois, la partie tunisienne pense que la route bénéficierait aux relations entretenues par le Niger et le Nigeria puisque « 20% du volume du commerce extérieur nigérien se fait avec le Nigeria.

Pour rappel, le Comité de liaison de la Transsaharienne fait face au problème de la rentabilité du projet. Sa création, axée précisément sur le défi de l’efficience de la route, rend compte du chemin qu’il reste à paver. Les retards socio-économiques demeurent à atténuer et l’aménagement d’un réseau complet. Chose qui n’est pas faite. La rentabilité est jusqu’à présent confuse.

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