Nigéria : Muhammadu Buhari à l’épreuve d’une « deuxième récession en quatre ans »

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Muhammadu Buhari, président du Nigéria

Le président nigérian Muhammadu Buhari a présenté le 8 octobre 2020 lors d’une session conjointe de l’Assemblée nationale à Abuja, le budget 2021 basé sur la reprise économique et de la résilience. Ceci, dans un contexte marqué par une récession économique qui se profile.

« L’économie nigériane est actuellement confrontée à de sérieux défis, l’environnement macroéconomique étant considérablement perturbé par la pandémie de coronavirus », a rappelé le président Buhari dans son discours. Ajoutant que la croissance a chuté de 6,1% au deuxième trimestre de 2020 en glissement annuel, sa plus forte contraction en plus de neuf ans.

« Cela a mis fin à la tendance sur trois ans de croissance positive mais modeste du PIB réel enregistrée depuis le deuxième trimestre de 2017 », a-t-il regretté.

Selon le président nigérian, la croissance du PIB devrait être négative au troisième trimestre de l’année. « À ce titre, notre économie pourrait entrer dans la deuxième récession en quatre ans, avec des conséquences négatives importantes. Cependant, nous travaillons assidûment pour assurer une reprise rapide en 2021 », a déclaré Muhammadu Buhari.

Son budget record présenté comme celui «de la relance économique et de la résilience » vise à accélérer le rythme de la reprise économique, promouvoir la diversification économique, renforcer la compétitivité et garantir l’inclusion sociale. Il se chiffre à 13,08 milliards de nairas (environ 34 millions USD), soit une hausse de 17,82% par rapport à la loi des finances, gestion 2020 révisée et promulguée en juillet 2020. Par ailleurs, le projet de loi vise une croissance de 3% du PIB en 2021, un taux d’inflation de l’ordre de 11,95%.

Dans un rapport publié en juin 2020 par la Banque Mondiale, l’institution avait prévu que l’économie nigériane se contracterait probablement de 3,2% en 2020 au meilleur des cas, contre une hausse de 2,1% initialement prévue avant la pandémie de COVID-19. Ainsi, la pandémie aurait entraîné une perte de 5 points de croissance à la première puissance économique d’Afrique.

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