Mali: arrestation du président IBK et du premier ministre Boubou Cissé

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IBK et Dr Boubou Cissé arrêtés.

Au Mali, siège d’une tentative du coup d’Etat depuis ce matin, le président Ibrahima Boubacar Keita et le premier ministre Dr Boubou Cissé ont été arrêtés par les militaires et acheminés au camp de Kati, à 15 km de Bamako, a constaté le correspondant de Financial Afrik.

Revoir le film des événéments:

Selon l’ambassadeur de Norvège, des soldats maliens se sont mutinés mardi aux abords de Bamako. Le camp militaire de Kati (camp Soundjata) d’où était parti la déstabilisation contre le président Amadou Toumani Touré (ATT) en 2012 est en ébullition . Plusieurs ministres et généraux arrêtés. Suivez la situation de minute en minute. Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, aurait été arrêté. Tout comme le ministre malien de l’Economie et des Finances,  Abdoulaye Daffé , arrêté tôt ce matin par des hommes armés.

10:50 GMT. L’état-major des armées sous le contrôle des militaires de la garde nationale conduits par  le colonel Sadio Camara, l’ancien directeur du Prytanée, l’école militaire de Kati.

11h:00 GMT: Des véhicules militaires convergent devant le département de La Défense. L’ORTM (Télévision nationale)a été évacuée pour raison de sécurité mais son signal n’est pas coupé.

12:30 GMT: le chef d’État malien, Ibrahima Boubacar Keita, se serait réfugié dans le camp des forces des Nations unies au Mali (MINUSMA). Une source sécuritaire proche du palais Koulouba dément l’information mais évoque “une mutinerie orchestrée par un haut gradé limogé la veille et qui a des comptes à régler. C’est une affaire entre militaires”.

13h58 GMT: L’Envoyé Spécial des États Unis pour le Sahel, Peter Pham, réitère l’opposition de son pays à toute prise de pouvoir par la force.

14:30 GMT: communiqué de la CEDEAO
La CEDEAO suit avec une grande préoccupation les développements en cours au Mali depuis la matinée de ce 18 août 2020, avec une mutinerie déclenchée dans un contexte sociopolitique déjà très complexe. Cette mutinerie intervient alors que, depuis plusieurs mois, la CEDEAO entreprend des initiatives et déploie des efforts de médiation entre toutes les parties maliennes.
Aussi, la CEDEAO appelle-t-elle les militaires à regagner sans délai leurs casernes, en demandant à toutes les parties prenantes maliennes de privilégier le dialogue pour résoudre la crise que traverse leur pays. La CEDEAO rappelle sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel et invite les militaires à demeurer dans une posture républicaine. En tout état de cause, elle condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel, par le rétablissement des institutions démocratiquement élues, conformément aux dispositions de son Protocole additionnel sur la Bonne Gouvernance et la Démocratie. Par ailleurs, la CEDEAO réitère sa disponibilité, en rapport avec les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et tous les partenaires multilatéraux et bilatéraux du Mali, de continuer à accompagner les parties prenantes maliennes dans leurs efforts pour résoudre la crise.
Fait à Abuja le 18 août.

15h30 GMT :Déclaration de Jean-Yves le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires Étrangères 

 La France a pris connaissance avec inquiétude de la mutinerie qui s’est engagée aujourd’hui à Kati au Mali. Elle condamne avec la plus grande fermeté cet événement grave. A cet égard, la France partage pleinement la position exprimée par la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le communiqué qu’elle vient de faire paraître et qui appelle au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorte les militaires à regagner sans délai leurs casernes. La France réaffirme avec force son plein attachement à la souveraineté et à la démocratie maliennes. Les autorités françaises au plus haut niveau restent très attentives à l’évolution de la situation au Mali.

16h30: Les instigateurs de la mutinerie qui s’est transformé en une tentative de coup d’Etat sont trois officiers supérieurs. Le général Cheick Fantamady Dembélé, les colonels Diaw et Mama Sekou Lelanta. Le mouvement fait face à une partie de l’armée restée loyale au président IBK.

17H00GMT: déclaration du premier ministre du Mali, Dr Boubou Cissé

“Le Gouvernement de la République du Mali suit avec une grande attention les événements qui se déroulent depuis ce matin dans notre pays, singulièrement au niveau de deux camps militaires de la ville de Bamako. Les mouvements d’humeur constatés traduisent une certaine frustration qui peut avoir des causes légitimes. Le Gouvernement du Mali demande aux auteurs de ces actes de se ressaisir. Il n’ y’a pas de raisons au dessus de notre cher Mali qui vaillent des actes dont l’issue incertaine peut déboucher sur des actes dommageables pour la Nation entière. Le Gouvernement appelle à la raison et au sens patriotique et demande de faire taire les armes. Il n’y a aucun problème dont la solution ne saurait être trouvée dans le dialogue. Le Gouvernement appelle a l’apaisement et se rend disponible des l’instant de ce communiqué pour engager un dialogue fraternel afin de lever tous les malentendus”.

17H10 GMT: le communiqué signé par le premier ministre du Mali, Dr Boubou Cissé, appelant au dialogue semble être venu plus tard. Financial Afrik apprendra son arrestation ainsi que celle du président IBK à 17h10. Les deux personnalités sont conduites au camp militaire de Kati situé à 15 km de Bamako.

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