Et si les États Unis d’Afrique se faisaient par la pression du peuple et surtout de la jeunesse

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"Nous avons appris à travers l’histoire des États Unis d’Amérique, de l’union européenne et des grands rassemblements tels que la Russie, l’Inde et la Chine que seuls les blocs ayant une certaine dimension sont viables dans la mondialisation économique".

Par Jean Bruno Obambi, Ingénieur Polytechnicien et Administrateur d’entreprises.

Dès la fin des années cinquante, lors des accessions aux indépendances de plusieurs pays africains, deux idéologies de l’unité africaine se sont affrontées lors des débats animés par les pères fondateurs de ces nouveaux états : l’une voulait l’établissement immédiat des États Unis d’Afrique et l’autre privilégiait une démarche par étape avec dans un premier temps l’établissement d’états forts, ensuite la création d’organisations sous régionales fortes, pour enfin aboutir à une fédération des États Unis d’Afrique.

Nous admettons que tous nos leaders de l’époque étaient des panafricanistes convaincus, qui voulaient atteindre le même objectif malgré les différents schémas portés par ces deux approches. La quasi-totalité des états africains ayant opté pour l’approche par étape, le constat aujourd’hui est d’admettre que plus d’un demi-siècle après nos pseudo-indépendances, le bilan en matière de développement est quasi nul et surtout sans perspective tangible pour l’avenir de notre jeunesse.

Tout ce que nous avons vécu durant ce long parcours, c’est un dénigrement systématique de nos valeurs à travers des relations s’inscrivant sur un ton de maitre à élèves avec tout un lot d’humiliations et non sans omettre l’exploitation particulièrement effrénée de nos ressources par des puissances obscures sans que cela ne soit bénéfique pour le peuple.

Nous avons appris à travers l’histoire des États Unis d’Amérique, de l’union européenne et des grands rassemblements tels que la Russie, l’Inde et la Chine que seuls les blocs ayant une certaine dimension sont viables dans la mondialisation économique.  Dans un monde de plus en plus globalisé nos petits états africains n’ont pas la capacité de compétir dans un système où toute économie individuelle ne peut faire le poids face aux blocs plus larges car l’union (économique) fait la force.

L’arrivée de la pandémie du Coronavirus annoncée dès le début comme tel, se révèle effectivement catastrophique pour l’Afrique.  Elle a mis en exergue nos faiblesses dans nos choix de politique sur le plan sanitaire, sociale et économique.  A quelques rares exceptions près, tous nos pays ont échoué dans la mise en place d’infrastructure médicale capable de prendre en charge les malades de la Covid 19 nous exposant ainsi à un dénouement fatal au cas où cette pandémie nous frappait avec la même intensité qu’ont été touchés l’Asie, l’Europe, les Etats Unis et certains pays d’Amérique Latine.  La triste réalité est que tous nos pays étaient déjà à bout de souffle avant même l’arrivée de la pandémie, ceci dû à des politiques économiques infertiles, pour la plupart dictées par les anciens colonisateurs et qui nous laissent donc présager des lendemains difficiles.

Chez notre voisin l’Europe, ils s’organisent grâce à la Communauté Européenne mise en place il y a une cinquantaine d’années maintenant. Fort de cette union elle a pu s’organiser face à la pandémie avec une réponse cohérente et concrète : Elle a pu ainsi mobiliser plus de 750 milliards d’Euros pour la relance de son économie.  Quant aux Etats Unis d’Amérique plus de 3000 milliards de Dollars seront disponibles pour sa relance.

Chez nous en Afrique quelle réponse propose-t-on face à cette pandémie et le désastre économique qui l’accompagne, mais qui a pourtant donné suffisamment de préavis en se diffusant d’abord sur les autres continents avant de nous toucher? Malheureusement rien ! Ce continent est divisé, complètement désarmé et contrôlé par d’autres puissances.  Aujourd’hui nous sommes incapables de réagir, nous n’avons pas d’organisation qui pourrait actionner des leviers de sauvetage en s’appuyant sur une mutualisation de toutes nos forces pour une reprise économique pérenne de notre continent.

Face à ce constat, nous estimons qu’il est temps que les peuples africains, et particulièrement la jeunesse, s’unissent de manière ferme, formelle et autonome afin de reprendre leur destin en main et imposer cette union, les États Unis d’Afrique, aux dirigeants actuels.  C’est une question de survie pour qu’enfin notre continent, dont l’avenir qui a été bien trop souvent hypothéqué au-delà de toute mesure, puisse espérer un véritable développement.

Depuis des décennies, nous avons écouté les discours de certains dirigeants et leaders présentant des voies pour réaliser la volonté des pères des indépendances.  Malgré certaines volontés, l’Afrique en tant qu’ensemble, n’est pourtant pas arrivé à impulser la dynamique nécessaire pour prendre son envol.  Face à ces souhaits il y a de grandes pesanteurs qui freinent les élans.  Les faiblesses de nos états, nos déficits d’organisations démocratiques et le manque de vision politique des hommes qui animent nos institutions -sûrement prisonniers de leurs parrainages extérieurs- nous maintiennent dans une dépendance permanente vis-à-vis de l’extérieur malgré quelques progrès économiques de certains pays.

Avec du recul, l’initiative du Colonel Kadhafi en forçant la main à nos chefs d’états pour qu’ils se déclarent en faveur de la création des Etats Unis d’Afrique a tout de même du mérite sur le fond.  Cela nous aurait permis, aujourd’hui, de faire face aux divers défis auxquels nous sommes confrontés actuellement tels que la pandémie de la Covid-19 qui nous plonge dans un désarroi total.

Notre démarche ici est de rallier le maximum d’africains à travers une pétition en ligne  (http://chng.it/7yVz8bHkwY) afin non seulement de prendre conscience du nombre d’africains adhérant à cet engagement, mais aussi de s’imposer par la loi du nombre auprès de toutes les instances institutionnelles afin d’assoir une légitimité et finalement instaurer cette véritable union : les Etats Unis d’Afrique. 

Nous sommes convaincus que seule la pression populaire peut emmener la concrétisation de ce rêve qu’on eut nos pères ; l’éclosion d’une véritable unité africaine.  Il ne s’agit pas d’inventer la roue, mais de nous inspirer des différentes expériences qu’ont connu les autres grands ensembles tels que les États Unis d’Amérique, la Chine ou l’Union Européenne.  Nous avons l’avantage du dernier arrivé nous permettant donc de savamment copier le succès des meilleurs cas pratiques des uns et des autres tout en tenant compte de nos propres spécificités.

Nous vous assurons que la voie que nous prônons ne soit nullement dirigée contre nos gouvernants actuels. Bien au contraire il s’agit de leur donner une énergie additionnelle ou parallèle pour mieux s’organiser et se libérer du poids des contraintes extérieures qui bloquent leurs élans ainsi que leurs pulsions panafricanistes.

Tout comme Martin L. King, nous avons un rêve : celui de vivre dans les Etats Unis d’Afrique avec un président élu au suffrage universel par tous les africains âgés de plus de 18 ans. Nous sommes conscients que cela ne pourra se faire en un jour.  Ainsi –si tel est le choix de la majorité des adhérents- nous pourrons par exemple, dans une première étape, nous inspirer du système électoral américain avec de grands électeurs pour ensuite arriver à un suffrage universel total couvrant l’ensemble du continent.

 « On n’a rien sans rien » dit-on.  Pour passer à l’acte, nous avons donc lancé une pétition en ligne (http://chng.it/7yVz8bHkwY) et nous invitons tout africain qui partage notre vision de nous rejoindre pour qu’ensemble nous posions la première pierre des États-Unis d’Afrique qui deviendra donc une réalité. 

Ceci est un appel d’un simple citoyen africain qui a vu et vécu les incohérences d’une Afrique si riche et si pauvre à la fois.  En somme, il s’agit à travers les EUA de se focaliser sur le futur avec un regard positif libéré de tous les maux du passé et se basant désormais uniquement sur notre propre potentiel.  L’avenir appartient à notre jeunesse, rendons lui ce qu’on lui doit.

2 Commentaires

  1. C’est le devoir de la jeunesse en tant que fils et filles dignes de l’Afrique ainsi que son avenir. Cette jeunesse a le devoir primordial et moral de se defaire de l’esprit de corruption et de manipulation auquel elle est exposée qui peut etre un héritage facile égocentrique legué par la vieille generation. Elle doit egalement se defaire de l’esprit trop religieux qui est une autre forme de domination á laquelle nous promettons obeissance absolue jusque dans nos tombes et au delá.
    Unitying Africa requires just a minimum effort for self love and being accountable for ourselves. The African diaspora in the Americas, in Europe, in Asia and other parts of the world are aware of that reality and thirst for it more than anyone else.

  2. As a futurist and researcher of African and African American futures, US Black Americans can aid Africa in developing a sustainable future. Black Americans have one of the largest communities outside of Africa with disposable income. While the 400 year of return increased Ghana’s treasury by US$1 billion , other African countries will follow and begin to create a slave tourist industry. While gaining revenue from US Black tourism is short term gain, the long term solution has avoided African leaders who have failed to win the interest of the diaspora outside of Africa. The African American Future Society questions the what if scenario. One such future shows 1) Black Americans developing a vacation home in Africa where beach and safari homes have become hot real estate. The surge in housing interest also develops a secondary domestic market in landscaping, day care, schools, auto industry, utility services, etc. While some 5 million Black Americans buy a second home in Africa, the results provide employment to over 15 million Africans that grow into a sustainable community. 2) Chinese trade and development loans in Africa have resulted in a growth industry for Chinese workers. China will continue to call their loans due and take over large development projects, especially ports, utilities and mineral extraction. While there are approximately 35 million more Chinese males than there are Chinese females to marry. China may be Africa’s saving grace and lower poverty rates. Chinese men can marry African women and based on fertility rates may lift 140 million Africans out of poverty where Africa will see its first Afro-Chinese President. 3) Africa remains one of the last locations on earth where the environment still has a chance to survive, as a result the world population attempts to lay a claim to Africa for its riches, natural resources and water reserves. While the scenarios above may not hold all possible futures, the African American Future Society shares our findings and a United States of Africa can create policies to make a sustainable future for Africa a reality.

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