En France, Olivier Véran, victime collatérale de l’hydroxychloroquine

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Olivier Véran, ministre de la Santé, aux côtés de Sibeth Ndiaye, ex-porte-parole du gouvernement.

Le ministre français de la Santé , Olivier Véran, avait été, devant ses collègues américains et européens, le premier à tirer les conséquences de l’étude, on le sait aujourd’hui, biaisée, de The Lancet en interdisant l’hydroxychloroquine comme traitement contre la covid-19. Le plus en vue de l’équipe Emmanuel Macron depuis le déclenchement de l’épidémie du nouveau coronavirus avait, dès le 27 mai 2020, demandé au Haut conseil de la santé publique (HCSP) de proposer “sous 48 heures, une révision des règles dérogatoires de prescription” de divers traitements comme l’hydroxychloroquine, après la parution, cinq jours plutôt, de la fameuse étude pointant son inefficacité et ses risques pour les malades du Covid-19.

“Suite à la publication dans TheLancet d’une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du Covid-19 dont l’hydroxychloroquine, j’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48h une révision des règles dérogatoires de prescription”, avait même tweeté le ministre, prenant les français à témoin sur son hyper-réactivité par rapport à leur santé.

Aujourd’hui, alors que l’étude s’est écroulée, les critiques pleuvent. “Je suis indigné qu’en pleine épidémie, le Ministre de la Santé ait bloqué dans la précipitation le traitement à base de chloroquine à partir d’une seule étude, qui était fausse ! Sa décision insensée relève soit d’une incompétence inacceptable au plus haut sommet de l’Etat, soit d’une influence motivée par des intérêts privés”, dégaine Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

Face à la polémique, le ministre, aphasique depuis ce qui est désormais convenu d’appeler le Lancet gate, a écrit, le 3 juin 2020, à la revue britannique, demandant “une relecture des données brutes telles qu’elles avaient été livrées”, et, de facto, justifiant les critiques de Didier Raoult qui avait déclaré que le ministère (critique étendue à la presse) ne savait pas lire les données scientifiques.

En fait, le ministre confirme certaines critiques formulées dès le départ sur sa prétendue allergie au remède du médecin marseillais. “Comment expliquer que deux mois après les expérimentations du Pr Raoult sur la chloroquine, on ne sache toujours rien sur l’efficacité de ce traitement ? », lançait Pierre Louault (Union centriste), sénateur d’Indre-et-Loire, au ministre de la Santé lors de la séance des questions d’actualités au gouvernement, mercredi 22 avril.

En avril, le ministre de la Santé opposait aux partisans du médecin marseillais, la preuve par les rapports scientifiques: ” Les dernières publications publiées et validées ne sont pas en faveur, hélas, et clairement pas, de l’utilisation en pratique courante de ce traitement en mono ou bithérapies, associé à l’azithromycine », précisait Olivier Véran en invitant la “plèbe” à beaucoup de prudence.

En mai, le ministre est passé à l’offensive en utilisant le cachet officiel pour rédiger un décret paru au journal officiel et prenant position sur les conclusions des études que son département n’avait pas encore interprétées comme le montre sa correspondance du 3 juin à la revue britannique. En juin, c’est apparemment motus et bouche cousue. «Les publications qui sortent, si vous m’en trouvez une qui est validée, qui permette d’étendre la prescription, je serais le plus ravi des ministres de la Santé parce qu’on aura un traitement efficace. Ce n’est pas le cas aujourd’hui et c’est mon rôle de le dire », martelait le ministre devant les sénateurs, le principe de précaution en avant. C’était en avril dernier….il y a un siècle.

Olivier Véran doit être certainement ravi d’entendre que l’études de The Lancet avait utilisé des données bidonnées et que celle de Recovery, qui a prescrit des doses élevées de chloroquine (4 fois au dessus de la normale), a au moins eu le mérite de montrer que le risque cardiaque associé à l’utilisation de ce vieux médicament est désormais levé. Le ministre fera-t-il amende honorable comme l’a fait l’Organisation Mondiale de la Santé en fumant le calumet de la paix avec Didier Raoult ? Wait and see.

2 Commentaires

  1. Ah voilà, il se fait passer pour la victime maintenant !!! S’il avait été intelligent il aurait réfléchi un peu plus loin que le bout de son nez, mais il préférait sniffer le fric…
    Il est tout simplement incompétent, et n’a pas sa place où il est, qu’il démission ne plus tôt que d’essayer de se faire passer pour une victime , il peut s’estimer être responsable de milliers de morts

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